|
ZAHO TSY HANAMBALY ! |
| ZAHO TSY HANAMBALY ! Misy koa ampela izay koa niteraky koa, nanambaly Iahilahy ampela eo. Laha fa nanambaly niteraky anaky raiky. Añarany ñ'anakiny io Ndranihàña. Fa be, niharihareny, fa be anakampela eo. Laha fa nibe zaza eo tsy mipetraky aty..., misamisa aty, fa i misa andaforihan-drano eñy, añivo eo rano, i misa andaforihan-drano eñy. Zaza fa be vata, ndre fa mandilatsy ahy, avy olo mila azy valy. Mandeha eñy neniny mikaiky azy : |
JE NE ME MARIERAI POINT ! Il y avait aussi une femme qui eut une enfant, elle aussi 1. Elle s'était mariée, et une fois mariée, elle avait eu une fille. Et cette enfant s'appelait Ndranihàña (Princesse-Désirée). Et elle était déjà grande; ils l'avaient élevée et elle avait grandi, cette jeune fille. Et quand elle fut grande, elle ne demeura plus ici , elle ne joua plus ici, mais c'était de l'autre côté de la rivière qu'elle allait jouer : la rivière coulait ici, aux milieu, et elle, elle jouait de l'autre côté. Elle était déjà bien grande, et même plus vieille que moi 2 ; et il venait des gens pour la demander en mariage. Sa mère partait là-bas pour l'appeler : |
| « Naho Ndranihàña, Naho Ndranihàña roa a, Ato olo mila anao valy e ! - Zaho tsy hanambaly e, Zaho tsy hanambaly e roa a, Sengany ñy valiko ty vava moritsy e, Ndranihàña ! » |
« O Ndranihàña, O Ndranihàña, là, Voici quelqu'un qui te demande en mariage ! - Je ne me marierai point, Je ne me marierai point, là, Le mari que je préfère c'est l'embouchure solitaire, Moi Ndranihàña ! » |
| Fa i zao. Ze olo Iahilahy mila azy valy fa i neniny mandeha eñy : | C'était ainsi. Chaque fois qu'un homme la demandait en mariage, sa mère partait là-bas : |
| « Naho Ndranihàña, Naho Ndranihàña roa a, Ato olo mila anao valy e ! - Zaho tsy hanambaly e, (hoy ñ'ànakiny iñy mamaly azy) Zaho tsy hanambaly e, Zaho tsy hanambaly e roa a, Sengany ñy valiko ty vava moritsy e, Ndranihàña ! » |
« O Ndranihàña, O Ndranihàña, là, Voici quelqu'un qui te demande en mariage ! - Je ne me marierai point, (disait la fille, répondant à sa mère) Je ne me marierai point, là, Je ne me marierai point, là, Le mari que je préfère c'est l'embouchure solitaire, Moi Ndranihàña ! » |
| I moa tsy hanambaly. Sengany ñy valiny, hoy i, fa i andaforihan-drano ipetrahany iñy. E zao. La fa i zao, la fa i zao, la fa i zao, laha fa niela nisy lahilahy nitiany zao, la nandeha nanambaly any lahilahy zao. Laha fa nanambaly any lahilahy zao, navy eo lahilahy jo, homby tsy lahilahy fa Biby navy nanambaly azy. Tongany nanany, lavitsy any zao. |
C'est qu'elle ne veut pas se marier. Le mari qu'elle préfère, c'est cet endroit de l'autre côté de l'eau, où elle demeure
Voilà. C'était chaque fois la même chose, chaque fois la même chose , mais à force d'attendre, il y eut un homme qui lui plut, et avec qui elle se maria. Quand elle se maria avec cet homme, cet homme se présenta, mais voilà, ce n'était pas un homme mais une Bête qui était venue pour se marier avec elle, et qui l'emmena là-bas, dans un pays lointain. |
| Haia. Laha fa nandeha reo fa nihetsiketsiky fa namehy henta fa handay valivao, handeha, navy zainy zao. Zainy zao lany ny gôty, kiratiraty. Nañambarany kokiny iñy : | Bref, au moment où ils allaient partir, où ils avaient fait tous les préparatifs, ficelé tous les bagages de la nouvelle épousée, au moment de partir, le petit frère se montra. Ce petit frère était tout couvert d'ulcères, tout vilain. Il dit à sa grande sur : |
| « Iha, hoy i, handeha hanambaly, hainao lahilahy io handeha hanambaly anao o, menga lahilahy io lahilahy raty jery ? - lha fa hanao azy jo, kipongonao, sônganao, mipoliàna iha ! » Tsy mety zaza iñy, mañaraky. Reo mandeha, i manaraky afara, hatà navy amy tany zao ( ). Navy amy tany zao añy. Laha fa navy amy tany zao ahy i, zaza eñy fa nipetraky eñy, koa homby valiny iñy tsy olombelo fa Setoany ! Navy eo, nambelany an-traño ao reo. Nambarany : |
«Toi, lui dit-il, tu vas te marier, mais sais-tu si cet homme qui t'épouse, ce n'est pas par hasard quelque méchant homme ? - C'est ça que tu viens faire ici, malheureux, imbécile ! Va-t-en ! » L'enfant ne se laisse pas faire : il les suit. Ils partent et lui les suit par derrière jusqu'à ce qu'ils arrivent au pays où ils allaient ( ). Ils arrivèrent au pays où ils allaient. Et une fois arrivé là, l'enfant y resta. Mais voilà, le mari n'était pas un homme, c'était un Diable ! Arrivés là, il les laissa dans la maison, en leur disant : |
| « Ndreo hany e ! » Kila raha iaby alainy ameny an-dreo. Roso lahilahy iñy, tsy hitan-dreo lahilahy iñy, tsy hitan-dreo, fa sasaka aly, bakao i manday Iongony reo bakao, havy hamono any ampela eñy. Bakao havy, nikobokobohiny eo : |
« Vous avez à manger ici. » Il prenait des provisions de toutes sortes et les leur donnait. Et il partait, le mari, ils ne le voyaient plus jusqu'à la nuit, au milieu de la nuit : alors il revenait en ramenant avec lui ses amis, pour la tuer, la femme. Quand ils arrivent, son petit frère la secoue : |
| « O, o,o ! » |
« Ho ! ho! ho ! » |
| Taitsy amy ny zao ampela eñy : | La femme se réveille |
| « Ha, io moa ambà tsy miroro ? | « Eh bien, pourquoi est-ce que tu ne dors pas ? demande le mari. |
| - Tako lanin'ampongo zaho, kôngo mañehitsy anakahy ! » Marandray anakilahy iñy mañambara azy : |
- C'est que je suis dévoré par les punaises, les punaises me piquent ! » Et le matin, le petit garçon lui dit : |
| « Koky e, valinao io tsy olo, tsy olo o ! » |
« Grande sur, ton mari, ce n'est pas un homme, ce n'est pas un homme, ça ! » |
| Hatà miankany. Misy konantitsy zao fa a...antitsy, fa raty, mivony, nihalin-dreo lavaky, nihaly Iavaky, konantitsy io nijobo añaty Iavaky ao, bakao nilombofan-dreo raha ato, ny añabo ato soa tsy ho hita ny Biby iñy. Koa konantitsy iñy nivola amin-dreo : |
Et ils se disputent. Or il y avait là une vieille, vieille, mais vieille ! toute vilaine, qui se cachait ; on lui avait creusé un trou, et cette vieille s'était installée dans ce trou, puis on l'avait recouverte pour que la Bête ne la trouve pas 3 . Et cette vieille leur dit : |
| « He, anareo manaova varivary hanao lia anareo handeha holy. Lahilahy iñy, iñy tsy lahilahy fa Biby, anareo tsy mahita azy io, i eo iñy mandeha mamory longony reo havy hamono anareo. » | « Allons, il faut vous décider à partir, à rentrer chez vous. Cet homme, ce n'est pas un homme, c'est une Bête. Quand il disparaît comme ça, c'est qu'il va réunir ses amis pour venir vous tuer. » |
| Voho natoky zaza eñy. Eñy reo, nanao kigeligely zao reo, kitrañotraño zao, kitrañotraño bao zao, ao reo, nambara ny ampela eñy reo : | C'est alors que la jeune fille fut convaincue. Alors ils construisirent une cage, une maisonnette, une maisonnette de tiges de raphia, et la vieille leur dit : |
| « Mañandesa vary anareo, vary korofany anareo, andesa finjetsy anareo
) (Tsy haiko manday mo koa ?) |
« Prenez avec vous du riz, du riz en paille, et prenez avec vous une aiguille... » (Et je ne sais plus qu'est-ce qu'ils devaient prendre d'autre ?) |
| Haia. Roso, fa nataon-dreo rahan-dreo reñy, fa nivita. Fa reo fa..., lahilahy iñy fa manao zao hoe : « Zaho handeha fa mbo havy aho. ». Io fa andro hamonoany an-dreo io, hihinanany an-dreo io. | Bref, ils partirent, ils avaient fait leurs préparatifs, ils avaient tout fini. Et eux..., et le mari avait annoncé qu'il s'en allait mais qu'il allait bientôt revenir. C'était juste le jour où il allait les tuer, le jour où il allait les manger. |
| I reo fa nataon-dreo kitrañotrañon-gelindreo reñy, fa añatiny reo ndraiky zainy iñy. | Et la femme et son petit frère s'étaient construit leur maisonnette, leur espèce de cage, et ils étaient dedans, tous les deux 5 . |
| Fa ampela eñy nañambara an-dreo : | Et la vieille leur avait dit : |
| « Andesinareo vary ty ndraka finjaitsy ty » (Nisy koa fahatelony fa no tsy taroko !) | « Prenez avec vous ce riz et cette aiguille... » (Et il y avait aussi une troisième chose, mais je ne m'en souviens plus !) |
| « Laha anareo fa dodohin-dreo, azon-dreo, alatsahonareo vary ty. » | « Quand ils vous poursuivront, qu'ils seront près de vous rattraper, vous lancerez le riz. » |
| Haia, roso reo, roso reo andro reñy, roso reo, navy afara ato tsy nahatratsy olo : | Bref, ils partirent, ils partirent, et les Bêtes arrivant par derrière ne les trouvèrent plus là : |
| « A ! Olo tato nañaia, olo tato nañaia, olo tato nañaia ? » | « Oh ! Où sont-ils passés ? Où sont-ils passés ? Où sont-ils passés ? » |
| Nambarandreo : | On leur dit : |
| « Foy ! Fa roso ! » | « Pfouitt ! Ils sont partis ! » |
| Nañaraky lahilahy iñy, Biby iñy, naharaky, nañaraky, nañaraky. I fa marìny hitan-dreo manao an'io, nalatsakin-dreo vary iñy. Vary iñy nitiry, nitiry vary iñy, nitiry ndrabo ha ndrabo 4 , nitiry vary iny hatà tany hombandreo tsy hitan-dreo. Nipetraky ntsendriky nanapaky vary iñy, tapahin-dreo, tapahin-dreo, tapahin-dreo, tapahin-dreo, lany vary iñy. Vita vary iñy, haia ! Nandeha ndraiky. |
Le mari, la Bête, se mit à leur poursuite. Il les poursuivit, les poursuivit, les poursuivit. Et comme il était tout près, et que les enfants le voyaient comme ça, ils lancèrent le riz. Et le riz se mit à pousser, à pousser, à pousser, à pousser comme au pays des mensonge 6 ! Et le riz poussa tant et Si bien que les Bêtes ne voyaient plus par où passer. Ils s'arrêtèrent d'abord pour couper le riz, ils le coupèrent, le coupèrent, le coupèrent, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de riz. Quand ils en eurent fini avec le riz, allez, les voilà repartis! |
| Nitily koa nilomay nanaraky an'ampela reny, nitily, nilomay, nilomay, nilomay, niiomay, nihitan-dreo : | Ils couraient, ils volaient, à la poursuite de la fille et de son frère, ils couraient, ils volaient, ils couraient, couraient, couraient, et à la fin quand ils furent en vue : |
| « Fa iñy Biby ny iñy » | « Voilà la Bête qui est déjà là ! » |
| Nalatsakindreo finjaitsy, nalatsakin-dreo finjaitsy, nitiry finjaitsy iñy, nitiry bozaky zao, la la la la hatà manitsaky tomboky manao an'io tsy mahaleo. Haja nipoly koa reñy, nandeha an-tanàna nandeha nangaiaky angady, niava ny fatiky iñy, niava ny fatiky iñy, niava ny fatiky iny hatà domo fatiky iñy. Hañaraky ndraiky. Fa hitan-dreo fa marìny ndreny, fa marìny tanàndreo Laha fa navy an-tanàn-dreo reo, fa navy añy. Navy añy nitomañy ampela eñy, nitomañy : | Les enfants lancèrent l'aiguille, ils lancèrent l'aiguille et l'aiguille se mit à pousser, à pousser sous forme d'herbes, si serrées qu'on ne pouvait même pas y poser le pied ! Alors, les Bêtes repartirent, allèrent à leur village chercher une bêche pour sarcler ces herbes piquantes, ils les sarclèrent, les sarclèrent, les sarclèrent jusqu'à ce qu'ils en viennent à bout. Ils se remirent à leur poursuite. Ils étaient déjà en vue, tout près, tout près de leur village... A ce moment, la fille et son petit frère étaient arrivés au village, ils étaient arrivés. En arrivant, la fille était en larmes, elle disait dans ses larmes : |
| « Zaho fa ho nimaty laha tsy nizaiko ty, e kakaty kakaroy... » | « Je serais morte sans mon petit frère que voici, comme ci, comme ça... » |
| Hatà nipetraky navy eo, fa navy lahilahy iñy, fa navy, fa nañova, fa nisiky siky soa, fa sikin'olombelo nisikinany. I navy eo, laha fa navy eo : | Puis ils demeurèrent là, et le mari arriva, et en arrivant il s'était changé, il avait mis de beaux vêtements, il avait mis des vêtements comme un être humain. Quand il arriva, on cria : |
| « A ! Vinanto fa avy ! A ! Vinanto fa avy ! » Nivanga toaky reo, nivily toaky reo, nitokotoko toaky, nampinomin-dreo toaky i, nampinomin-dreo toaky, nivonoin-dreo lalahy iñy, la narian-dreo. E zao. |
« Ah, voici le gendre qui arrive, voici le gendre qui arrive ! » On acheta de l'alcool, on acheta de l'alcool, de l'alcool en quantités, on le lui fit boire, on le lui fit boire, et puis on le tua et on jeta son cadavre aux ordures. Voilà. |
| Tinampako za nizanja, Tinampako aboaly naboaliboaly, Tsy zaho navandy Fa rahan-taloha ro navandy. |
J'ai abattu le baobab, bab bab, J'ai abattu la termitière, ter ter, Ce n'est pas moi qui ai menti, Mais ceux d'autrefois qui ont menti 7 , |
| Hn hn ! Batatako zay natoloko an-tolà ao, alao ho ahy ! | Hum, hum ! Il y a une patate douce que j'ai mise à griller dans le foyer, apporte-la moi 8 ! |
| Zaho tsy hanambaly e, Sengany ñy valiko ty vava moritsy e ! Je ne me marierai point, Le mari que je préfère c'est l'embouchure solitaire ! |
|
|
|
||
|
|
||
|
Textes recueillis et traduits par Suzy Ramamonjisoa, Maurice Schrive, Solo Raharinjanahary et Velonandro. |
CONSEIL INTERNATIONAL |
Illustrations de Razafintsalama. |
![]() |
|||||
|
© ZOMARÉ, 2001. Tous droits réservés.
Toute reproduction doit faire l'objet d'une autorisation Vos commentaires sont les bienvenus. |
|||||