AUTOUR DE L'ÎLE BOURBON
Voici quelques extraits de « Autour de lîle Bourbon et de Madagascar - Fragments de lettres familières » de François de MAHY qui ne valent que pour leur description sur le vif du Nord de Madagascar en 1885.
Ils ne doivent pas faire oublier le rôle majeur qu'a tenu François de MAHY, député de La Réunion, dans la colonisation terrible de la Grande Île. Certes libre-penseur, anticlérical et "humaniste", François de MAHY est surtout le porte-parole des colons réunionnais. Ne dit-on pas que « l'enfer est pavé de bonnes intentions » ? A cet égard, les textes qui suivent - bien qu'il faille les replacer dans leur contexte réel de rivalité franco-anglaise et de tyrannie hova sur les populations côtières - ne laissent pas de consterner.
Car ce que désire François de Mahy, c'est une annexion totale de Madagascar et une colonisation dont les Réunionnais seraient le fer de lance et les premiers bénéficiaires. En cela, il se trompe lourdement car les réunionnais cousins éloignés des malgaches seront toujours relégués au second plan dans cette triste affaire.
La Réunion, et pour longtemps, n'en récoltera, de la part du peuple malgache, qu'un ironique mépris doublé d'un immense ressentiment.
Pour François de Mahy, il importe peu que les hovas soient l'ennemi aidé de la perfide Albion et que les Sakalava ou les Vezo soient les amis de la France. Le peuple malgache ici ne compte pas ! Il est nié dans sa culture, dans son histoire, dans sa religion et dans son existence même.
« Quel parti notre cher pays de France pourra tirer d'un sol pareil et d'une population
aussi maniable, dès que notre pauvre gouvernement saura avoir une politique coloniale ! »
(aux environs de Vohémar, le 23 octobre 1885)
« Là, vous pouvez vous établir sans exciter la jalousie des hommes du pays, car, circonstance
d'un intérêt primordial quand il s'agit de colonisation, la proportion des femmes dépasse
de beaucoup celle des hommes, et l'union avec un français est recherchée dans les familles
indigènes comme un très grand honneur. » (sourires.)
(Chambre des Députés - Paris - 1885, dans la Préface au livre "Madagascar" de Raoul Postel - Paris, Challamel.)
Au-delà de l'abjection qu'on peut éprouver à la lecture d'un telle "pensée", c'est l'ignorance et le mépris qui étonnent chez un tel homme. Mentalité de brigand qui s'approprie sans scrupule les terres, les biens et les femmes d'autrui et qui fait sourire l'Assemblée Nationale française ! On sait désormais à quelles conséquences désastreuses pour Madagascar et aussi pour la France, ont conduit l'idéologie d'un François de Mahy.
Combien de français savent aujourd'hui qu'au nom de la France, l'armée française a massacré 100 000 hommes, femmes et enfants en 1947 à Madagascar ? Combien savent que, déjà ici, la torture fut érigée en système ? Est-cela la « France Tropicale » annoncée comme un paradis par François de Mahy ? Est-ce cela la France : « Patrie des droits de l'Homme » ?
À la lumière de l'histoire écoulée depuis 1885, il faut s'interroger sur le regard que porte encore actuellement l'Occident et singulièrement la France sur Madagascar et se demander ce qui, au fond, a changer ou bien est demeuré en l'état.
« Autour de lîle Bourbon et de Madagascar - Fragments de lettres familières »
François de MAHY (1830-1906)

Textes extraits de : « Autour de lîle Bourbon et de Madagascar - Fragments de lettres familières »
de François de MAHY (1830-1906), ancien ministre de la marine, député de lîle de la Réunion, défenseur de la question de Madagascar.
PARIS - ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR 23-31, PASSAGE CHOISEUL, 23-31
Vohémar.
Jeudi 22 octobre 1885, 9 h. soir.
(
) Vohémar est une ville qui sort de terre et pousse comme un noble végétal dirigé par un horticulteur habile. Dans dix ans dici, ce sera un grand centre commercial, à moins que nos hommes dEtat ny mettent ordre et nétouffent dans son germe la colonie naissante*. Le port naturel de Vohémar est admirable. Les navires de grand tonnage y mouillent à toucher terre. En ce moment, sept beaux navires, dont cinq de commerce, qui sont venus porter et prendre de la marchandise. Il naît plus de cinquante boeufs par jour dans les environs immédiats de la ville. Les collines qui entourent la ville sont couvertes de grands pâturages et de forêts magnifiques.
Le climat est en rapport avec la beauté du pays excellent. Un vieux Mauricien, âgé de quatre-vingts ans, qui habite Vohémar depuis plus de cinquante ans, nous a assuré que la fièvre est à peu près inconnue ici.
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* Hélas ! ils ny ont pas manqué. Ils ont ramené sur des navires français les Hovas, et les Hovas se sont livrés à dhorribles vengeances sur la population indigène. Tout ce que la France avait fait a été détruit. Vohémar a été restitué à lesclavage et à la barbarie.
A bord du Bisson au port de la Nièvre, Diego-Suarez.
Lundi 26 octobre 1885, 4 h. 1/2 matin.
(
) Le lundi 26, à neuf heures du matin, nous sommes arrivés à Diego-Suarez. Lentrée de la baie est large de huit cents mètres environ. A peu près au milieu est un îlot relié à la côte nord par des hauts-fonds, de sorte que la passe se trouve au sud de lîlot, et réduite à une largeur de trois cents mètres environ. Quelques torpilles et quelques batteries la rendraient inabordable. Dans lintérieur de la baie, en face de lentrée, lîle aux Aigrettes; plus loin, le cap Diego. Des fortifications sur ces hauteurs compléteraient le système de défense.
Limmense baie de Diego-Suarez, abritée de tous côtés, profondément dentelée, contient plusieurs baies plus petites et de nombreuses rades, dont cinq principales : baie du Tonnerre, baie des Cailloux blancs, baie du Sépulcre, port de la Nièvre, Cul-de-Sac Gallois, baie des Français. Laissant à sa droite la baie du Tonnerre, à sa gauche la baie des Français, le Bisson sest dirigé tout droit sur le port de la Nièvre et a jeté lancre à côté de la Dordogne, gros transport-ponton affecté au service de Diégo-Suarez depuis le mois de juin dernier.
La baie de Diego-Suarez nest pas au-dessous de sa renommée. Cette position célèbre est réellement splendide. Laspect des terrains qui lentourent est très varié. Dans le nord et louest, des mamelons dentelés, ressemblant aux ruines de vieux châteaux forts, Windsor Castle, Dower Castle (jespère quon ne leur laissera pas ces noms anglais). Au sud, ce sont des plateaux superposés, de vastes prairies qui sélèvent en pente douce jusque vers la montagne dAmbre, couverte de forêts. Dureau, Pierre Parent et moi, nous ne pouvions nous lasser dadmirer ce paysage qui nous rappelait le riche spectacle des hauts de Saint-Louis, à Bourbon.

La baie de Diégo-Suarez en 1885 (Village de Ramena)
Jai eu le plaisir de retrouver à Diego-Suarez un ami, M. le capitaine de frégate Caillet, commandant supérieur du nouvel établissement. M. Poudra la retenu à déjeuner à bord du Bisson, après quoi M. Caillet a eu lamabilité de nous faire parcourir la rade dans sa baleinière, remorquée par un canot à vapeur. Nous avons remonté pendant une quinzaine de kilomètres le cours de la jolie rivière des Caïmans, dont les rives sont couvertes dune épaisse bordure de palétuviers. Le palétuvier est un grand arbre qui pousse en abondance dans les terrains où se fait le mélange des eaux douces avec leau de mer, et que la marée laisse à découvert. Ce bois est très liant, très dur, presque incorruptible, très bon pour la construction des navires et pour toutes sortes douvrages de charpente. Cest aussi un excellent bois de chauffage.

La baie de Diégo-Suarez en 1887
Au retour de cette excursion, nous avons mis pied à terre au village dAntombouck ou Antsirane, composé dune vingtaine de paillottes malgaches, abritant une population très pauvre, de cent vingt ou cent cinquante habitants*. A gauche du village, le casernement de nos soldats, très bien conditionné, ici, comme à Vohémar et à Tamatave. Ici également, lesprit de la troupe et des officiers est au-dessus de tout éloge. Cest avec un vif plaisir mêlé dorgueil patriotique que nous leur avons serré la main.
Au-dessus du village sélève un plateau qui sétend vers le sud. Sur le rebord du plateau, deux fortins dominent le village et la rade. Nous y avons vu nos soldats, joyeux et contents de leur sort. A lheure de notre visite, ils cuisaient leur fricot dans de vastes marmites, sur un feu bien flambant. On voit que lon est dans un pays où la viande de boeuf nest pas rare. Un caporal ma offert de goûter à son rata de pommes de terre et de boeuf Je lai trouvé très bon et je men serais régalé séance tenante, si nous navions dû nous rendre à linvitation du commandant Caillet, qui nous a emmenés dîner à bord de la Dordogne.

A bord du Bisson, en rade de Hell-Ville Nossi-Bé.
Mardi 27 octobre 1885, 8 h. 1/2 matin.
Mes bien-aimés, le commandant Caillot, après une nuit de veille passée à terre, est venu nous prendre hier vers cinq heures et demie du matin à bord du Bisson. Au lieu de notre grande excursion de la rivière des Maques, nous avons dû nous borner au cap Diego, qui est moins éloigné. La promenade, dailleurs, a été extrêmement intéressante. Cest là, sur le cap Diego, que devraient être placés, selon M. Caillot, les premiers établissements du futur arsenal : hôpital, casernements, fort, parc à charbon, etc., etc. - La ville marchande occuperait la place du village malgache que nous avions visité la veille, et les environs. - Au surplus, ce nest pas la place qui manquera. - Leau de laiguade dAntsirane est excellente. On la voit sourdre du terrain sous un bosquet de gros manguiers. M. Caillot a en outre constaté, à proximité du cap Diego, dabondantes sources deau vive.
Il ny a encore rien de construit au cap Diego, sauf un petit quai en pierres, qui a été fait par un créole de Bourbon, sous la direction du commandant Caillot. Ce dernier a fait tracer, au milieu des brousses qui revêtent cette partie du terrain, un chemin qui a été exécuté par les canotiers de la baleinière. - Les bâtiments que nous avions visités la veille ont été faits par les hommes de la Dordogne et par la troupe au moyen des débris du transport lOise, naufragé en février dernier à Tamatave. Bref, on a tiré parti de tout, le mieux quon a pu. Oh! si la direction supérieure venue de France avait été meilleure, si lon navait pas entravé la bonne volonté de nos agents à Madagascar, tout aurait été terminé il y a longtemps. Mais non! nos hommes dEtat ont mieux aimé laisser les Hovas se fortifier, et ils se sont peu souciés dencourager nos agents. Ces derniers ont eu bien du mérite à ne pas jeter le manche après la cognée.
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* La France na gardé en propre, sur la grande terre, que Diego-Suarez, dont elle fait une vraie colonie. La population aujourdhui (1891) sélève à sept mille âmes, grâce à la sage administration du gouverneur M. Froger. Ce résultat contraste avec ce qui se passe dans le reste de Madagascar.
Le cap Diego présente une curiosité naturelle assez remarquable. Cest une caverne ou grotte de stalactites placée presque au sommet du cap et dans laquelle il y a des squelettes. On dit que ce lieu est en vénération aux alentours et quon ne saurait, sans froisser les indigènes, enlever ces ossements.
Nous sommes partis de Diego-Suarez hier, à neuf heures et demie du matin, et nous sommes arrivés à Nossi-Bé vers...
Saint-Pierre, île Bourbon.
Lundi 16 novembre 1885, 5 h. matin
Nous avons quitté Saint-Augustin le samedi 7 de ce mois vers sept heures du matin, après avoir tenu, avec la population du village, un grand Kabar*. Nous navons pas eu le temps de faire mander le roi Laymeriza qui était à deux ou trois jours de marche dans lintérieur des terres. Nous nous sommes contentés du vice-roi Belambe. Celui-ci est un vieillard de soixante-dix ans, très comme il faut, en vérité. Il est arrivé suivi dune centaine de guerriers drapés dans leurs lambas et armés de fusils et de sagayes. Il avait à côté de lui Sitampi, brillamment vêtu. Après les saluts et les poignées de main dusage, M. Poudra, à qui chacun se plut dattribuer la place dhonneur en sa qualité de commandant du navire de guerre représentant la souveraineté française, fit asseoir Belambe et Sitampi à sa droite, Dureau, Pierre Parent, nos compatriotes et moi à sa gauche, dans de grands fauteuils rotinés. Les guerriers par terre, en face de nous, leurs armes sur leurs genoux. Je complimentai le vieux chef et ses gens de leur fidélité à la France, et je lui fis part du bon témoignage que nos compatriotes nous avaient porté de leurs procédés. « Ce nest pas à moi quen revient le mérite, nous répondit-il. Avant moi, mon père était lami des Français, et avant lui mon grand-père; et cela remonte loin, loin. Vous le voyez, vos compatriotes nont rien à craindre parmi nous. Leurs personnes, leurs biens sont respectés à légal des nôtres. Quant aux Hovas, nous les avons toujours eus en horreur. Jamais nous ne leur avons permis de pénétrer parmi nous. Cette année, ils nous ont envoyé des émissaires pour nous offrir leur alliance et nous exciter à chasser les Français qui sont ici. Nous avons renvoyé ces émissaires en leur faisant défense de revenir. Ils sont partis en nous menaçant de la colère de leur reine et en ajoutant que les Français leur demandaient la paix et offraient des navires pour aider les Hovas à se rendre maîtres de notre pays. Nous avons chassé ces imposteurs. Pourtant, nous nous souvenons quon avait parlé dun projet comme cela, du temps de M. Valon. Puisque vous pouvez voir les ministres, en France, dites-leur que jamais nous naccepterons les Hovas pour maîtres. Les Hovas sont les ennemis de notre race. Sils viennent, nous les recevrons avec le fer et avec le feu**. »
Le vieux chef avait parlé avec beaucoup de dignité, de calme et de force. Tous ses compagnons lont approuvé manifestement, et comme Després et Chariot nous disaient que Sitampi, linterprète, nous avait fidèlement rendu les paroles de Belambe, celui-ci intervint, avec insistance, et nous fit expliquer à diverses reprises que, malgré son attachement et son respect pour la France, le peuple Sakalave naccepterait jamais le joug des Hovas. « Leurs envoyés, répétait-il, ont affirmé que leur reine naccorderait la paix aux Français quà la condition que les Français sengageraient à servir les Hovas contre les Sakalaves, comme M. Valon lavait promis. Tant mieux si vous pouvez nous assurer quils mentent et quils nobligeront pas la France de sallier à eux contre nous. » Dureau et moi nous navons pas hésité à donner sincèrement à ces braves gens les assurances quils nous demandaient. Nous ne pouvons pas admettre que notre diplomatie refasse la sottise*** quelle avait faite de vouloir, il y a quelques années, installer de force les Hovas sur toute la côte ouest de Madagascar, avec le concours de lamiral anglais, Gore Jones. Je ne sais vraiment pas où notre consul et le commandant Valon, qui sont patriotes, avaient la tête quand ils se sont laissé endoctriner pour ce mauvais coup. Ce nest pas leur faute sil na pas été perpétré. Il a fallu leur en faire faire défense, de Paris.
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* Kabar, assemblée où se traitent en plein air les affaires publiques.
** Jai publié cette réponse de Belambe dans ma préface du livre de M. Raoul Postel sur Madagascar. (Paris, Challamel.)
*** Elle la refaite ! Les craintes de Belambe nétaient que trop fondées.
POURQUOI ANTSIRANANA ET NON ANTSERANANA ?
Note adressée le 16 mai 1978, à M. LE MINISTRE DE LINFORMATION, DE LORIENTATION IDEOLOGIQUE ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS par Victor RAZANABAHAOKA.
Farafangana, le 16 Mai 1978
RAZANABAHOAKA Victor, Géomètre du Service Topographique à FARAFANGANA
à Monsieur LE MINISTRE DE LINFORMATION,
DE LORIENTATION IDEOLOGIQUE
ET DES RELATIONS AVEC LES INST°
à ANTANANARIVO
Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur de vous adresser la présente afin de contribuer à redresser une erreur, quoique la décision qui lui a été prise est officielle.
Avant tout, je vous rends entièrement respects en me présentant comme étant originaire de Diégo-Suarez ville. Quand les Anglais ont procédé au débarquement militaire de 1942, je l'ai vécu dans cette ville même, déjà à l'âge de la compréhension.
Cet avant propos est nécessaire Monsieur le Ministre pour vous dire que jai l'avantage de connaître parfaitement Diégo-Suarez depuis le temps colonial Et par dessus tout cela, je me permets de déclarer la connaître du temps précolonial par lapport de mon grand' père, un centenaire décédé seulement en 1961.
Les spécialistes de l'information parlée et écrite, par notre noble optique de tout rendre malagasy, disent de Diégo-Suarez:
ANTSERANANA.
Je ne sais pas de quelle source cela a-t-il été soutiré? Mais ce que je sais, parce que je viens de quitter seulement cette ville le 21 Avril 1978 pour une affectation administrative à Farafangana, ce que je sais, c'est que les spécialistes s'y étaient rendus et voulurent y imposer ANTOMBOKA comme nom malagasy de notre ville. Cet acte a été repoussé vivement. En fin de compte, juste aux environs du nouvel an, je ne me rappelle plus de la date exacte, lors de la présentation officielle des élus locaux à la population antsiranaise, Monsieur MARO Raymond (CSP), en présence de l'autorité locale et des membres du Gouvernement venus l'accompagner pour la circonstance, en fin de discours dit: « Notre ville s'appellera désormais en malagas ANTSIRANANA ; et pour relater la réalité, il a dit « ANTSIRAGNANA » avec sa grosse langue côtière. Il n'a pas dit ANTSERANANA. Car s'il a prononcé Antseranana, nous aurions tout de suite réagi en lui demandant une audience afin de rectifier le tir. Néanmoins, au grand étonnement du public antsiranais, lorsque la presse malagasy raconta les faits et cela jusqu'à ce jour, on parle d'Antseranana.
Ces intelligences d'Antananarivo partent du fait que cette Ville est un port et par conséquent, du mot « seranana » se déduit ANTSERANANA. Et cest de là que vient l'erreur.
La réalité pourtant est que ce nom vient de « SIRA » et « ANANA », d'où ANTSIRANANA.
Si nous nous référons aux anciennes cartes géographiques coloniales, sous Diégo-Suarez en gros caractères, nous lisons toujours en manuscrit Antsirane.
Cela a des raisons que la raison doit connaître Monsieur le Ministre.
Preuve, l'ancien Président de la République Malgache s'appelait défunt TSIRANANA et nous savons tous son histoire prénatale.
Ce nom ancestral Antsiranana s'explique parce qu'à Diégo-S. tout autour de la baie, poussaient les années d'antan à l'état naturel, plusieurs sortes de brèdes. Je me rappelle encore y avoir trouvé à mon jeune âge, des anamamy, des anambario, des anapatsika, des anatarika, des anasaonjo, etc. pour ne citer que ceux-là. Et ce qui étonnait, c'est qu'aux pieds de ces différentes sortes de brèdes, s'amoncelaient en miniature des poudres de sel, encore une fois à l'état naturel. Tous les anciens Antsiranais se souviennent encore de chercher du sel dans les creux des rochers maritimes pour le besoin familial chaque samedi quand la classe vaquait.
Je voulais vous faire croire Monsieur le Ministre que la densité de sel est très forte dans la rade de Diégo-Suarez, parce qu'il ne s'y déverse aucun fleuve. Les seules petites rivières qui dirigent leur lit vers la baie, sèchent dès le mois de Mai de chaque année.
Pour en finir, notre province natale s'appelle ANTSIRANANA mais non Antseranana.
Profitant de cette occasion, je vous serais tres reconnaissant Monsieur le Ministre de bien vouloir procéder de la même auprès des services responsablEs pour le PAIN DE SUCRE de Diégo-Suarez.
Les géographes, les photographes des cartes postales écrivent Pain de Sucre et en dessous, « Nosilongo ». C'est faux, car il s'agit de « NOSILONJO » (Nosy et lonjo)
Lonjo veut dire conique. C'est un mot rarement employé sauf dans des cas particuliers.
Exemple: « Ento any iny 1oha lonjo ratsy-nao iny »- Un père grondant son fils.
Je croyais agir de telle manière Monsieur le Ministre parce que , le Président RATSIRAKA lui-même dans son livre rouge écrit que nous devons tous faire l'histoire mais nous ne devons plus la subir.
Dans l'espoir que ma lettre trouve auprès de vous la suite qu'elle mérite, je vous prie de recevoir 1' expression de ma sincérité respectueuse.
Signé : RAZANABAHOAKA Victor.
REPOBLIKA DEMOKRATIKA MALAGASY
Tanindrazana - Tolom-piavotana Fehafahana
MINISTERE DES FINANCES ET DU PLAN
Direction Générale des Finances
Direction des services Fonciers
SERVICE TOPOGPAPHIQUE
Division de Farafangana
N° 94/MFP/DGF.4/DI TOPO/F2
V U E T T R A N S M I S
à Monsieur LE CHEF DU SERVICE PROVINCIAL TOPOGPAPHIQUE DE FIANARANTSOA
« Pour destination hiérarchique »
Farafangana le 16 Mai 1978
Le Chef de la Division Topograph.
Signé : RAZANABAHOAKA Victor
Géomètre.

Quelques repères historiques concernant Diégo-Suarez
| 1827 |
Reconnaissance du Nord de Madagascar par l'anglais OWEN. |
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Premiers tracés exacts de la baie de Diégo. |
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Règnes de TSIALANA 1er, (1809-1822) puis TSIMIHARO 1er (1822-1883). |
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| 1833 |
Reconnaissance par le lieutenant de vaisseau BIGEAULT à bord de la Nièvre. |
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| 1838 |
Occupation de la baie par les Français à bord de la Creuse commandée par le capitaine de frégate MICHEL. |
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Les troupes sont logées à bord du navire la Dordogne. |
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Traité mettant fin à la guerre franco-malgache de 1883 à 1885. |
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Gouverneurs : Capitaines de frégate MICHEL et CAILLET. |
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Antsiranana (occupé par quelques familles de pêcheurs), 2 petits fortins et 1 appontement construit par les militaires (urbanisation). |
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Règne de TSIALANA Il (1883-1923). |
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| Mars 1886 |
A la suite d'un traité franco-malgache du 17 décembre 1885, le périmètre de la baie est concédé aux Français il constitue le territoire autonome de Diégo-Suarez dont la capitale est Antsirane, comme on l'écrivait à l'époque. |
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| 1886-1887 |
Le commandant CAILLET pousse l'édification de la ville, avec ses bâtiments civils et militaires. |
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Occupation des hauteurs. Des travaux de constructions commencent. |
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Arrivée massive d'ouvriers de la Réunion, Maurice, Sainte Marie et Nosy Be. |
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CAlLLET installe la défense de la ville. |
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3 compagnies d'infanterie de marine |
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1 compagnie disciplinaire |
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1 compagnie Sakalava |
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1/2 batterie d'artillerie de marine gendarmes-ouvriers militaires spécialisés. |
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Total : 463 hommes de troupes dont 17 officiers, 281 colons, 602 Malgaches (population). Cap Diégo : Magasin de vivres, dépôts de charbon et matériels, ateliers, un bureau des douanes, hôpital provisoire et casernement des troupes, ainsi qu'un cimetière. |
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| 1887 |
Inspection générale du dispositif mis en place par le Général ORGNIS DESBORDES. |
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FROGER, un civil, étend la zone d'occupation de la ville vers le sud. Gouverneur civil : FROGER. |
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FROGER favorise l'installation des colons, arrivants malgaches libres et esclaves échappés, 527 Français et Créoles Réunionnais, 93 Européens et Mauriciens, 1689 Malgaches et Comoriens, 31 fonctionnaires civils avec leurs familles, 1127 militaires. 40 bât |
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Mise en place du 1er cadastre, un arrêté stipule que "Les concessions urbaines qui n'auront pas été closes et habitées dans un délai de trois mois seront reprises par l'administration". |
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| 1889 |
Installation d'une briqueterie à Cap Diégo (urbanisation). |
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| 1890 |
FROGER demande à la Mère supérieure des filles de Marie une aide en infirmières et institutrices. |
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L'abbé MURAT construit la première église et l'école des soeurs (urbanisation). Mise en place d'un ravitaillement en eau par boutre citerne. Construction d'un appontement. |
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La rue Colbert est construite. |
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| 1891 |
Multiplication des incidents entre Merinas et Français. |
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815 maisons en dur dont 425 cases. La ville haute prend l'aspect d'une ville coloniale avec les rues à angles droits. Construction du pont Froger qui franchit un ravin sur la rue Colbert. Construction de quais pour les navires marchands. |
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| 1892 |
Incident diplomatique. |
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Construction d'un marché couvert sur la ville haute. |
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Mise en place d'un système de communication par sémaphore et poste optique : Cap Diégo, Orangéa, Windsor Castle. |
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| 1893 |
Conserverie de viande de boeuf à Antongombato. Cyclone en février. |
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| 1894 |
Tension entre Merinas et Français. Télégraphe. |
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| 1895 |
Prise par les Français du fort d'Ambohimarina en avril par un bataillon de volontaires Réunionnais, 3 compagnies d'infanterie de marine et une section d'artilleurs. |
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5000 habitants. |
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Mise en place d'un ramassage des ordures qui sont transportées hors de la ville et vidées dans de grands trous. |
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Exploitations des salines. |
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| Août 1896 |
Fin de la pratique de la justice coutumière. |
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Le territoire de Diégo-Suarez perd son indépendance et est rattaché au gouvernement général de Madagascar (décret du 28 janvier). |
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AUBRY LECONTE, le 1er maire, demande des religieuses filles de Marie pour l'hôpital de l'école d'Anamakia. |
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Captage d'eau et création d'un réservoir près de la place de l'Octroi. Phares des aigrettes et du Cap Miné. |
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| 1897 |
Fin des travaux de distribution d'eau. |
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| 1898 |
La baie de Diégo-Suarez est déclarée « Point d'appui de la flotte française » par décret du 4 octobre. |
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Abattoir. Téléphone. |
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| 1899 |
Envoi de 6000 militaires pour mettre la place en état de défense. |
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L'hôpital passe de 120 à 200 lits. Infirmerie de garnison à Sakaramy : 60 lits. |
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Ankorika : 70 lits. |
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Camp d'Ambre : 150 lits. |
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Cap Diégo : 40 lits. |
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Création d'un jardin militaire, d'acclimatation, fruitier et potager. |
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Commandement du Général JOFFRE, qui fait fortifier la baie (avec un crédit de 10 millions de Francs Or : environ 30 milliards de Fmg actuels). |
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| 1900-1905 |
JOFFRE expulse les indigènes de la pointe Corail pour les reloger à 2 km au sud. |
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8200 habitants |
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Le phare du Cap d'Ambre s'allume pour la première fois. |
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Chemin de fer par traction animale Decauville de Sakaramy au camp d'Ambre (jusqu'en 1950). |
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Construction de baraquement pour les hommes de troupes. |
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JOFFRE installe la défense militaire de la baie. |
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336 m d'égouts. |
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1500 m de chaussées couvertes. |
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6950 m d'empierrement. |
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24 m de mur de soutènement. |
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2576 m de trottoirs. |
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870 m de rues pavées. |
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| 1901 |
Construction d'une prison civile de 55 places. |
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1700 m de chaussée en pierres. |
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850 m de trottoirs. |
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2170 m de caniveaux. |
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330 m d'égouts. |
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150 m de quais accostables. |
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Lazaret sur Nosy Kaba. |
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| 1902 |
3500 civils. |
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École communale des garçons : 7 Européens, 29 Créoles, 36 indigènes. |
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École communale des filles |
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1 Européenne, 50 Créoles, |
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École des frères : 2 Européens, 25 Créoles, 8 indigènes. |
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| 1903 |
Départ de JOFFRE. |
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| 1905 |
Population civile étrangère : 855 Français, 78 Européens, 247 Indiens, 72 Chinois, 772 Africains. |
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Début de la construction d'un bassin de radoub avec tous les ateliers. |
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| 1911 |
Fin des travaux du radoub. |
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| 23/11/1912 |
Cyclone dévastateur, c'est l'époque où Mortages découvre les mines d'Andavakoera. |
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| 1914-1918 |
Le port est privé de son armement à cause de la première guerre mondiale période difficile pour la ville. En 1919, arrive l'épidémie de grippe espagnole. |
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| 11/1923 |
Ralaimongo s'installe à Diégo-Suarez. Il défend des paysans malgaches contre les abus des colons ou des administrateurs. |
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Règnes de LAMBOENY (1925-1938) et TSIALANA III (1938-1958). |
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| 5-7/5/1942 |
Les Anglais, craignant que Madagascar ne soit utilisé par les sous-marins japonnais (alliés des Allemands), attaquent Diégo lors de l'opération IronClad. |
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Combats violents : 150 tués et 500 blessés du côté franco-malgache; 108 morts et 283 blessés du côté anglais. Le 5 novembre, Madagascar en entier est prise par les Anglais qui remettent l'administration au gouvernement du Général DE GAULLE. |
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| 1942 |
1200 habitants. Fin des travaux de l'arsenal. |
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| 1945 |
Installation de la D.C.A.N. (Direction des Construction et Armes Navales) avec un matériel important : la population va augmenter. |
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| 1946 |
Les Anglais rendent la ville à la France. |
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| 18/11/1956 |
Premières élections municipales. Victoire de la liste de gauche conduite par SAUTRON et BEZARA. |
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| 14/10/1958 |
République Malgache. |
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Règne de TSIMIHARO Il (1958-1982). |
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| 11/10/1959 |
Nouvelle victoire de la gauche aux élections municipales. Construction du Lapan'ny Tanàna (Hôtel de Ville). |
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| 26/10/1960 |
Indépendance de Madagascar. A la suite des accords de Coopération, une base militaire et navale est maintenue à Antsiranana. |
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| 1973 |
Évacuation progressive de la base des Francais. |
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| 1975 |
Révolution Socialiste : 2e République. La D.C.A.N devient la SECREN. |
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Règne de TSIMIHARO III (1982 à nos jours). |
M. Cassam Aly
Guide 2001 - Diégo-Suarez - Cap sur le Nord de Madagascar

LE PAYS DAMBRE
Le pays dAmbre qui se trouve au nord de Madagascar et qui comprend le cap dAmbre, la montagne dAmbre et la forêt dAmbre, tirerait son nom, non du matériau jaune dont on fait des bijoux mais tout simplement de la présence de lambre gris que rejettent les cachalots et les baleines, qui fréquentent les côtes. Depuis le XVe siècle, les relations de voyage font référence à cette substance. Dans son ouvrage, Les Singularités de la terre Antarctique, A. Thevet écrit en 1558 : «Entre autres singularités pour la multitude des poissons se trouvent force baleines desquelles les habitants du pays tirent lambre que plusieurs tiennent être ambre gris, chose par-deçà fort rare et précieuse, ainsi quelle est fort cordiale et propre à réconforter les parties les plus nobles du corps humain...» (p. 42). Flacourt en parle également dans son ouvrage sur Madagascar au chapitre XXXVII des métaux, pierres et gommes : « Cest un bitume qui provient du fond des mers, se coagule [...] et devient ferme ainsi quon le trouve. »
Les Malgaches appellent lambre gris, loko manitra (« cire parfumée »), et le recueillent pour le vendre ou pour le brûler sur les tombeaux de leurs ancêtres. Dans le Sud-Ouest, on rapporte que depuis quun Masikoro est devenu riche en en vendant un bloc, ce produit est considéré comme porte-bonheur.
A.L. Razafitrimo
(Guide Arthaud - Grands voyages - 1999 - 2000)
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