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Nosilonjo
(pain de sucre)
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Fichier mp3 de 1,1 Mo
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Au milieu de la superbe baie de Diégo,
Un joli pain de sucre s'élève en cône.
Au bon sommet encore des tombeaux trônent ;
De magnifiques arbres y poussent égaux.
Mais là-bas, en bas : de gros rochers découverts
De la mer luisant bleue, ont pris des manteaux verts.
Une pirogue de pêche plus loin danse
Et sur l'eau salée, sans écume, s'avance.
Un pêcheur, dans la douce brise marine,
D'un tir franc, remonte un splendide poisson d'or.
Quand le soleil de ce paradis décline,
Il rentre, emportant son lourd et précieux trésor.
O ! Pain de sucre, pour voir tes vagues blanches,
Je dis bien, ne suffit pas chaque dimanche...
Car Nosilonjo ; ta beauté est sans nombre
Surtout le soir, lorsque ton flanc est dans l'ombre.
Joli Îlot, ta beauté culmine au sublime,
Quand tu te panaches à l'horizon d'argent ;
Et, tous les soirs, quand te bercent les ondines,
Diégo en bonheur s'émerveille en te pigeant.
Montagne des Français
Deux inséparables amis réunionnais,
Nos voisins arrière-petits-fils bourbonnais,
Visitent la belle Montagne des Français
A Diégo-Suarez, nouvelle que tu sais.
A vrais dire, ils transpirent énormément,
Essoufflés au prix d'un somptueux panorama,
Ces beaux et gracieux touristes d'un moment.
Se régaler de splendeur comme au cinéma...
Sur leur voie très escarpée, quatorze stations
Témoignent encore Jésus dans sa Passion ;
Ancien Chemin de Croix des pieux antsiranais :
La grotte, repère des conquérants français.
Du faîte, tout semble projeté sous tes pieds :
La Passe, faisant entrer les vaisseaux du monde
Dans sa pittoresque rade toute ronde,
Pain de Sucre, Cap d'Ambre, fiertés d'un peuple entier,
Bassin de Radoub, réparant bien des bateaux,
Ramena, plage de sables fins littoraux,
Plus loin la Saline, enjolivée de monts blancs
Scintillant sous un ciel radieux, des plaies au flanc...
Attenant au vieux port, l'usine Pêche et Froid,
Équilibrant devises à l'embarquement,
Qui, du matin au soir tourne, où le thon est roi,
Emploie hommes et femmes, relayés tout moment.
Six femmes malgaches, douces nymphes jetées
A l'Île Bourbon hier, de mignonnes soeurs,
Restent les dignes premières dames d'honneur
De génération entière et postérité.
Soixante ans après, voici l'Indépendance.
Du salegy nostalgique si gai : Siga ;
Toutefois on dit à l'heure actuelle : Séga
La coopération s'installe avec aisance.
Mon Nord
Pointu comme la tête de sagaie,
Cap d'Ambre est ton arme de défense.
Fier de ta vaste et pittoresque rade
En position idéale sur l'océan Indien
(
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Le Sambatra
Le sambatra est une fête traditionnelle malgache au cours de
laquelle on circoncit tous les enfants de moins de cinq ans.
Benoro, un artiste pêcheur, danseur du sambatra se noya en allant
pêcher deux mois avant la fête.
(
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Le Tireur de Pousse
Il n'y a pas de sot métier ;
Il n'y a pas de boulot vain,
Même le bon vieux charretier
Sans boulanger n'aura pas du pain.
(
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Le Fournisseur de Sable
Dès le petit matin, le tireur de sable
Du fleuve Ikopa monte sur sa pirogue
Après l'avoir vidée d'eau comme prologue,
Et la pousse avec un courage admirable.
Morengy
Morengy e ! Morengy e ! Morengy e !
Battez fort votre bingy pour que dans ses pleurs
Les amateurs et les spectateurs viennent...
Battez-le donc fort en guise d'appel.
Tout se Paie
Laila n'avait que deux amours après son veuvage
Survenu prématurément vidant son tendre ménage :
La tendre Sinezy aussi jolie qu'elle, sa vraie amie d'antan,
Et Capite, entièrement dodu, son beau chat pelé angora,
Le cadeau de son regretté époux rentrant de Béira ;
Enthousiaste et brave comme elle, à leur trente ans.
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Douce Rosée
Douce comme la rosée
D'une beauté divine,
Une très belle ondine
Mérite un doux baiser.
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