
Août 1998 à juillet 1999 :
o découverte de la région dAntsirañana et de ses potentialités à loccasion dun séjour effectué en août 1998 ;
o gestation du projet en septembre 1998 ;
o prises de contact avec les services de la Coopération Régionale de La Réunion;
o prises de contact multiples avec des spécialistes de Madagascar à La Réunion, à Madagascar et sur linternet pour lobtention de renseignements et pour le courriel (Alliance française, Coopération française, Centre Albert Camus, Musée dArt et dArchéologie, CNEM, COI, AUPELF etc.) ;
o rédaction du projet initial début octobre ;
o rencontre dès le mois doctobre avec M. Live Yu Sion, chargé de mission à lUniversité de La Réunion, et travail en commun sur le projet (pour la partie recherche notamment) ;
o participation à une mission de coopération avec la classe dArt Dramatique du CNR. Rencontre avec le théâtre malgache et lHira Gasy du 30 octobre au 11 novembre 1998 à Antananarivo (16 heures de prises de vue et de prises de son réalisées, réalisation dun reportage diffusé à deux reprises par Antenne-Réunion ;
o nouvelle rédaction du projet en décembre 1998 ;
o séjour effectué en décembre 1998 et janvier 1999 à Antsiranana, Nosy-Be et Antananarivo. Rencontres avec un grand nombre de partenaires potentiels, de musiciens et de personnalités de la ville et de la province dAntsiranana
o rencontre avec Monsieur Betsimifira Fredo, ministre de la Culture ;
o élaboration dun calendrier prévisionnel et dun budget 1999-2002 ;
o séjour au mois davril 1999 à Antsiranana et poursuite des discussions. Travail autour de lidée de réciprocité ;
o séjour de M. Live Yu Sion à Antsiranana et au lac sacré dAnivorano au mois de juin 1999. Travail et réflexions sur le département Recherche avec des chercheurs et des personnalités malgaches ;
Août à décembre 1999 :
o en août 1999, séjour dun mois à Diégo, Ambilobe, Vohémar et Sambava. Création à Diégo-Suarez de lassociation " ZOMARÉ " dont M. Zanabahoaka Victor, musicien et créateur de lharmonie de Diégo-Suarez, assure la présidence et moi-même la coprésidence. ZOMARÉ signifie Zomban ny Moziky Antsiranana - La Réunion (Maison de la Musique Antsiranana - La Réunion). Lassociation est constituée de musiciens, denseignants, de conseillers pédagogiques etc. Ses objectifs sont la mise en place de la Maison de la Musique Antsiranana - La Réunion ;
o à partir de septembre 1999, collaboration étroite avec lAssociation du Personnel du CNR. Adhésions croisées de ZOMARÉ et de lAssociation du Personnel du CNR ;
o en novembre 1999, lAssociation du Personnel du CNR décide dengager une action de parrainage pour les futurs élèves de lÉcole de Musique et de Danse de Diégo-Suarez ;
Janvier à juin 2000 :
o en janvier 2000, séjour dun mois à Diégo-Suarez pour un travail de coordination générale de lassociation ZOMARÉ ;
o Préparation de louverture de lÉcole de Musique et de Danse de Diégo-Suarez pour mars 2000. Les disciplines enseignées seront la formation musicale, le chant choral, les claviers, la valiha et la harpe (fabrication locale), la danse, la guitare, divers instruments à vents (flûte, sax, trompette, clarinette), la batterie, les percussions associées à la pratique vocale, laccordéon, et une pratique densemble au sein des différentes formations : Chur polyphonique, Harmonie, Ensemble de Salegy, Ensemble Chorégraphique Nord-Madécasse. Dans un premier temps, lécole compte accueillir une centaine délèves ;
o concert de ZOMARÉ à lAlliance française avec les musiciens de lassociation, plusieurs chorales de Diégo, un ensemble chorégraphique et lharmonie.

o participation à une cérémonie de Joro (invocation des ancêtres) au lac sacré Antanavo à 70 km au sud de Diégo ;
o en mars 2000, nouveau séjour dune dizaine de jours à Diégo, pour louverture de lécole de musique et de danse.
o Cérémonie douverture de lécole en présence des élèves, de leurs parents et des autorités locales ;
o en mai 2000, séjour à Diégo et bilan des trois premiers mois de fonctionnement.

Juillet à novembre 2000 :
o 29 juillet, fête de fin dannée de lécole de musique et remise de diplômes en présence des parents, des professeurs et des autorités locales ;
o en juillet/août 2000, accueil dun groupe détudiants de la ville de Chelles près de Paris pour une semaine de découverte de la musique malgache du nord ;
o organisation dune cérémonie de Joro au lac sacré Antanavo pour la consécration de lécole de musique et de danse, en présence des étudiants et des membres de ZOMARÉ ; sacrifice dun zébu, et présence de six crocodiles sacrés ;
o séjour à Vohémar et découverte des rituels de cette région ;
o préparation de la rentrée de septembre ; cent cinquante élèves prévus ;
o en octobre 2000, séjour à Diégo pour lassemblée générale annuelle de lassociation ; bilan de lécole.
Décembre 2000 à janvier 2001 :
o du 29 décembre 2000 au 28 janvier 2001, séjour à Diégo pour la rentrée des classes de lécole ;
o fête de bonne année et spectacle délèves en présence de Madame le Consul de France à Diégo-Suarez ;
o accueil de M. Live Yu Sion pour une mission universitaire de recherche sur les musiques du nord de Madagascar, basée sur la chanteuse Mamatsara et les cérémonies du lac sacré ;
o organisation de la cérémonie de Joro avec lensemble vocal de Mamatsara ; réalisation dinterviewes, de prises de vue et de prises de son ;
o enregistrement audio et vidéo de lensemble vocal traditionnel Rizikin Antsiranana en vue de la réalisation dun CD ;
o réunion avec des universitaires de lUniversité Nord Madagascar, Live Yu sion et ZOMARÉ ;
o création dun atelier de jeunes musiciens, (participation prévue aux Orchestrades de lOcéan Indien à La Réunion fin juillet 2001).
Février à juillet 2001 :
o 17 mars 2001, fête anniversaire de l'École de Musique et de Danse (EPP avenue Pasteur) ;
o 12 mai 2001, concert ZOMARÉ (EPP avenue Pasteur) ;
o 23 juin 2001, fête de fin d'année de l'école à l'Alliance française (concert des élèves et des chorales, chorégraphies des classes de danse) ;
o fin juin 2001, création de l'Association des Parents d'Élèves ZOMARÉ ;
o juillet 2001, séjour de Mme Winda Ndrianasy, Responsable administrative de ZOMARÉ, à La Réunion à l'invitation de l'Association du Personnel du CNR (APCNR) ;
o 28 juillet à La Réunion, réception organisée par l'APCNR des marraines et parrains de ZOMARÉ en présence de Mme Winda Ndrianasy.
Août à décembre 2001 :
o septembre 2001, don de matériel de la part de l'Association "Karibo".
o 20 septembre 2001, reprise des cours à l'École de Musique et de Danse (ouverture de la classe de batterie).
o 30 septembre 2001, ouverture du site Web de ZOMARÉ dont l'adresse : http://www.chez.com/zomare/
o 13 octobre 2001, assemblée générale de ZOMARÉ. Élection du conseil d'administration dont la composition s'établit comme suit :
NDRIANASY Winda, présidente
Jean-Michel LACROIX, coprésident
RAKOTOSOLOFONDRANJANIRINA Jean Marie (Bicky), trésorier
BAHOAKA Victor, secrétaire
VELONJARA Christophe, commissaire aux comptes
FAUSTIN, conseiller
IAVILISY Justin Alain, conseiller
NORDINE, conseiller
RAMAROSON Mamiharijaona (Jaona), conseiller
SAID, conseiller
o novembre 2001, nous apprenons avec tristesse la disparition du Mpijoro du lac sacré d'Anivorano. ZOMARÉ gardera toujours en mémoire sa haute stature spirituelle que nous avions pu apprécier à l'occasion de deux cérémonies au lac Antañavo.
« Je me souviens de ce jour où nous lui rendîmes visite pour l'organisation de la première cérémonie, Winda , Bahoaka et moi-même. N'étant pourtant pas prévenu de notre visite, il nous attendait déjà au pas de sa case.
Les explications oniriques de Bahoaka m'avaient à demi convaincu, mais je m'en était contenté. Ici, sur la terre sacrée de Madagascar, l'humilité est une saine carte de visite.
Non par la langue, que ni lui ni moi n'avions de commune, mais par le regard et me prenant la main, il avait compris mes aspirations et accepté notre vu
»
Janvier à juillet 2002 :
o janvier 2002, préparation des tests qui auront lieu en mars 2002 en présence d'une délégation de professeurs de l'association du Personnel du CNR. Une quinzaine d'élèves sont concernés.
o préparation pour mars 2002 de la fête d'Anniversaire de l'école avec l'Association des Parents d'Élèves de l'école.
o le paludisme fait de terribles ravages à Diégo. Mon séjour s'achève par les obsèques d'Asny, la fille de Bahoaka, notre président fondateur. Pas un jour sans de nouvelles victimes !
o 18 mars 2002, c'est dans un lourd contexte politique que mes deux collègues Gérard Luxembourger et Philippe Mournetas (respectivement professeurs de saxophone et de clarinette) ont entrepris la découverte de ZOMARÉ et de Diégo-Suarez. Ils ont pu vivre de l'intérieur le fonctionnement de l'association et de l'école - écouter et dialoguer avec les élèves, échanger avec les professeurs, et rencontrer les parents d'élèves et leur association.
o 23 mars 2002, évaluation globale de 18 élèves de l'école en formation musicale, danse et instrument. Le jury est composé de M. Livy, organiste de l'église FJKM de Tanambao, de Philippe, Gérard et moi-même, et de quelques professeurs de l'école. Le résultat est très positif puisque l'ensemble des élèves obtient son attestation avec des mentions allant de très bien à passable.
Ce qui aura surtout frappé le jury, c'est la complétude de la formation. En effet, voir et écouter des élèves, chanter, jouer de la flûte, déchiffrer de la musique, répondre à des questions de théorie, danser individuellement et en ensemble puis enfin interpréter une pièce de musique sur son instrument est assez remarquable (et même unique dans tout l'Océan Indien
).
Cet examen aura aussi permis d'avancer davantage vers une définition plus précise du contenu de notre cursus d'études et des niveaux (cycles, années) discipline par discipline. Des réponses auront été apportées concernant par exemple la place de l'écriture musicale dans la musique malgache en général et particulièrement dans le cadre de son enseignement.
o 29 mars 2002, sous la houlette de Jaona, création d'un atelier autour du saxophone et des instruments à vent, prémisse de l'ouverture prochaine des classes de sax, clarinette et trompette.
o 30 mars 2002, fête anniversaire de l'école. Nous assistons à un grand spectacle préparé depuis des semaines par les élèves et leurs professeurs : chorale, chorégraphie, ensemble de flûtes, percussion et instruments.
Philippe, qui est aussi un remarquable clown, fait découvrir aux enfants émerveillés ce drôle de personnage qu'ils voient pour la première fois. Un « Patoche » clarinettiste qui connaît même la musique malgache au point de jouer « Manginy zaza » accompagné par Said.
La fête s'achève par des chants qu'entonnent parents, élèves, professeurs et vahiny. Des « Goma » magnifiques accompagné de battements de mains et de danses où éclatent la joie et le bonheur d'être simplement "ensemble".L'ultime moment d'adieu est un chant Merina. Est-ce un hasard en cette période trouble que vit Madagascar ? Peut-être, mais à Madagascar, tout est signifiant et le hasard n'existe pas.
o mai 2002, dix jours passés à Diégo aux côtés de l'École. Malgré les événements politiques, la volonté d'avancer est intacte. Cependant, la population est de plus en plus préoccupée. Les miliciens Ratsirakistes aidés par la France, commettent de plus en plus d'exactions - meurtres, tortures, pillages, viols - dans toute la province. Une visite aux 19 prisonniers politiques de la gendarmerie de la Place Foch me donne une petite idée des souffrantes endurées par ceux dont le simple tord est d'avoir espéré un peu de démocratie et de liberté pour Madagascar. Mais ni Ratsiraka ni surtout la France ne tiennent à ce que le choix du peuple malgache soit respecté. Ici, la France de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, collabore avec des miliciens terroristes qui, tous les jours sur les ondes de la radio et de la télévision, appellent au meurtre des Merina et à la guerre ethnique ! C'est une honte pour la France. Ici, plus rien ne sera comme avant pour les français.
o mai 2002, nous apprenons qu'un couple de fermiers vient d'être égorgé par les miliciens. La ferme qui fournit du lait pour Tiko se situe à deux cents mètres du Grand-Séminaire. Toutes les vaches laitières ont été massacrées.
o 14 juin 2002, moment musical donné en l'Église Notre-Dame-de-la-Paix à St-Gilles-les-Bains (La Réunion), par l'Association du Personnel du CNR, au profit de ZOMARÉ et de l'École de Musique et de Danse. Beaucoup de gravité et de dignité président à ce concert, à l'heure où des nouvelles de plus en plus alarmantes nous arrivent de Diégo-Suarez.
À l'issue d'un programme de musique classique donné par des professeurs du CNR et d'autres musiciens de La Réunion, le concert s'achève par de la musique traditionnelle malgache interprétée à la marovany par Guillaume RANDRIANAINA et PITA. Enfin l'Hymne de Madagascar par l'ensemble des musiciens français et malgache auquel viendront s'adjoindre de manière tout à fait imprévue les spectateurs malgaches, clôt la soirée.

o 15 juin 2002, les cours de l'École de Musique et de Danse ont été brutalement interrompus par des miliciens. Devant la menace, il est décidé de clore l'année avec 15 jours d'avance pour protéger les enfants.
o 26 juin 2002, en ce jour de célébration de la Fête de l'indépendance de Madagascar, les informations qui nous parviennent par téléphone de Diégo-Suarez sont extrêmement inquiétantes. Les scénarios les plus catastrophistes se réalisent et la population vit dans la terreur. Antsiranana est livrée à des hordes de miliciens qui tuent, pillent et violent. Plus de cent femmes, hommes et enfants ayant subis des tortures, servent de boucliers humains. Des dizaines de personnes dont beaucoup d'étudiants ont disparu. On retrouve tous les jours des cadavres torturés et mutilés.
Pendant ce temps, la France, complice actif des terroristes, donnent des leçons de démocratie et demeure le seul pays à n'avoir pas reconnu le pouvoir légal à Madagascar. Elle est la risée du monde entier. Diégo-Suarez, la ville la plus francophile de Madagascar, sait désormais à quoi à s'en tenir et semble abasourdie d'une telle insulte. L'honneur de la France est bafoué par ses propres diplomates ! Le préjudice pour la France est et sera considérable. Quant aux français que la honte submerge, qu'ils se taisent dorénavant et se fassent oublier !
o 2 juillet 2002, Antsiranana vient d'être libérée par les Forces Armées de Madagascar. Diégo-Suarez libérée de la tyrannie des terroristes de Ratsiraka aidés par la France, va enfin retrouvé son visage souriant et paisible. Les enfants n'auront plus peur la nuit d'être réveillés par les coups de fusils des miliciens-assassins.
Dès aujourd'hui, l'association ZOMARÉ se réunit pour faire le bilan d'une fin d'année scolaire amputée par l'intrusion de miliciens dans les classes le 15 juin dernier, et pour préparer la prochaine rentrée de septembre 2002 - l'inscription des nouveaux élèves notamment.
Bien que deux de nos professeurs aient été inquiétés par la milice, ils seront bel et bien présents à la rentrée pour prodiguer leur enseignement aux élèves de l'École de Musique et de Danse.
Je remercie tous ceux qui ont pu assister au concert du 14 juin 2002 organisé au profit de ZOMARÉ. La recette d'un peu plus de 700 euros nous permettra d'acquérir bientôt un saxophone alto pour la nouvelle classe de Sax de l'École de Musique et de Danse qui sera créée dès septembre 2002. Cet instrument viendra s'ajouter au saxophone alto que M. Luxembourger, professeur au CNR, a déjà offert à ZOMARÉ. Ce don exceptionnel nous comble et nous honore tous à La Réunion comme à Madagascar.
L'espoir renaît à Diégo, de nouvelles perspectives s'ouvriront peut-être bientôt. Notre « petit » projet - qui ne vit que grâce à vous, marraines et parrains, faut-il le rappeler - prend valeur de symbole dans des moments particuliers de l'histoire de ce pays. Singulièrement à Madagascar aujourd'hui, il oppose à la barbarie et à la bête humaine, l'intelligence du cur et de l'esprit.
o 14 juillet 2002, je retrouve Antsiranana traumatisée par les épreuves subies mais apaisée par le retour au calme.
o 31 juillet 2002, rencontre avec Josoa Pascal, Président de la Délégation Spéciale de la Province d'Antsiranana. Étaient présents Ndrianasy Winda, Présidente du ZOMARÉ, Ramaroson Jaona, conseiller, et moi-même. Nous lui remettons une nouvelle mouture du projet de Zomban'ny Moziky Antsiranana - Madagasikara.
Août à décembre 2002 :
o août 2002, séjour à Vohémar. Rencontre et discussion avec M. Le Maire et des conseillers municipaux. Récit des événements passés. Perspectives pour une future École de musique à Vohémar. Enregistrement de musique traditionnelle, et de marovany.
Retour à Diégo. Réunion du ZOMARÉ. Préparation de la rentrée, élaboration du règlement intérieur, de la fiche individuelle d'élève, du carnet de correspondance et du bulletin de notes. Inscription et ré-inscription des élèves.
o 14 septembre 2002, rentrée de l'École de musique et de danse.
o octobre 2002, séjour à Diégo-Suarez. J'apporte pour la classe de saxophone nouvellement créée, un second saxophone acheté par l'APCNR grâce à la recette du concert du 14 juin dernier. Participation du ZOMARÉ au forum des artistes de Diégo-Suarez en présence de Mme Virginie, directrice provinciale de la culture, et Bodo, émissaire de M. le Président de la République.
Rencontre avec Mme Virginie, directrice provinciale de la culture. Perspectives pour le ZOMARÉ et pour la future École de musique et de danse de Diégo-Suarez.
o 18 octobre 2002, enregistrement de musiciens (2 kabiry, 1 amponga), chanteurs et danseurs originaires d'Ambanja. Groupe sakalava bemazava.
o 19 octobre 2002, réunion de l'Association des Parents d'élèves. Toutes les questions sont abordées : notamment les moyens, les futures classes (chant, chant choral, trompette, orchestre), les examens prévus, les rapports élèves-professeurs, les espoirs en matière d'aides de la part de l'état. La question du rôle de l'Association des Parents d'élèves suscite une longue discussion d'où ressortent plusieurs points : soutien à toute les manifestations de l'école et à son fonctionnement, soutien aux parents en difficulté, force de proposition, dialogue constant avec les professeurs et l'association ZOMARÉ.
o 20 octobre 2002, enregistrement de l'ensemble « Lazan'ny Antakarana » à Soafeno. Musique malagasy - komoro.
o 27 novembre 2002, arrivée à Diégo-Suarez, de Cécile Guérin, journaliste à la Radio Suisse Romande,
pour un reportage consacré à l'École de Musique et de Danse ZOMARÉ. Les enregistrements se sont déroulés dès le
samedi 30 novembre dans une ambiance très chaleureuse avec les professeurs et les élèves.
o 25 décembre 2002, séjour d'un mois à Diégo-Suarez.

Janvier à juin 2003 :
o 3 janvier 2003, j'apprends avec tristesse la disparition brutale de Ralphaël Randriamandimby à Vohémar. Je m'étais entretenu avec lui en août 2002 de la possibilité de créer une école de musique à Vohémar.
En 1979, Ralphaël Randriamandimby avait enregistré le 45 tours « Bagna 'nakahy » Discomad 467 149. En face A « Bagna 'nakahy » (Randriamandimby R.) 4'40 et en face B « Malahelo zaho rafoza e ! » (Randriamandimby R.) 3'08. Musique : R. Raphaël - Paroles : R. Raphaël & Bezara E - Arrangements de l'orchestration et production : Dédesse - Maquette : Robin - Photo : B. Ernest

Ralphaël Randriamandimby en 1979 (Photo : B. Ernest)
Nous conserverons toujours le souvenir de ce grand musicien, et le jour où notre rêve commun prendra corps, c'est vers lui que nos pensées iront.
o 9 janvier 2003, enregistrement [1 heure 31 mn] de l'ensemble « Gegegny Group », composé de :
Charles, Accordéon (diatonique en Ré), chant et Responsable du groupe
Victor, Accordéon
Evens, Amponga et chant
Mena, Faray
Mestes, Faray et chant
Musique des cérémonies de Tromba, fougue soutenue emprunte de mystère, telle est la musique de Gegegny Group.
o 11 janvier 2003, reprise des cours à l'École de Musique et de Danse. Premier cours pour la classe de saxophone (Jaona assure l'enseignement de cet instrument en plus de la harpe).
o 23 janvier 2003, en ce début d'année 2003, je voudrais vous souhaiter à tous, marraines, parrains, visiteurs du site, tous ceux qui nous soutiennent et pensent à nous, une bonne et heureuse année 2003.
Les nouvelles de l'École de musique et de danse de Diégo-Suarez que je rapporte de mon récent voyage à Madagascar, sont bonnes et encourageantes pour l'avenir. Les cours ont repris le 11 janvier avec la nouvelle classe de saxophone dirigée par Jaona, ce qui porte à 7, le nombre des instruments actuellement étudiés.

Deux apprentis saxophonistes le 11/01/2003
ZOMARÉ © 2003
Un certain nombre de mises au point ont permis d'ajuster le fonctionnement de l'école : contrôle continu, bulletin trimestriel, contrôle des présences des élèves plus précis, emploi du temps et rémunération des enseignants.
Le passage à l'École en décembre 2002 de Cécile Leconte, journaliste à la Radio Suisse Romane s'est parfaitement déroulé et nous attendons avec impatience l'enregistrement de son émission.
Je terminerai simplement en vous parlant de la joie rencontrée chez les enfants d'apprendre la musique et la danse bien sûr, mais aussi de ce sentiment qu'ils ont d'appartenir de plus en plus à une nouvelle famille.
o 31 janvier 2003, parution d'un article sur l'École dans l'Express de Madagascar. Téléchargez le document Pdf.
« Zomaré. Dans la capitale septentrionale de l'île, la Maison de la musique Antsiranana - la Réunion, connue sous l'appellation Zomaré (Zomban'ny mozika Antsiranana - la Réunion) s'applique, depuis plus de trois ans, à promouvoir la musique et la danse malgaches. Axées sur "la recherche dans le domaine de la musique et de la culture malgache, l'enseignement spécialisé de la musique et de la danse malgache et le développement des échanges avec l'extérieur", les activités de Zomaré comprend l'apprentissage gratuit d'instruments musicaux, notamment la valiha, la guitare, l'harpe, le clavier, le saxophone, les percussions et la batterie, et le cours de danse à 150 enfants, lesquels sont pris en main par 10 professeurs. »
« Les promoteurs de ce projet culturel croient dur comme fer au rôle de vecteur de développement que joue la culture.:
Steve Maniry »
o 12 mars 2003, diffusion sur la Radio Suisse Romande d'un reportage consacré à l'École de Musique et de Danse ZOMARÉ, réalisé par Cécile Leconte.
Vous pouvez consulter : http://212.74.180.106/view.asp?DomID=38&ClickedDate=3/12/2003
« MERCREDI 12 MARS Cécile Guérin à Madagascar 3/5
Les enfants de la Musique
Zomare, c'est le nom de l' école de musique de Diego Suarez, unique en son genre, créé en mars 2000...Parrainé par des professeurs de musique de la Réunion, elle accueille 150 enfants de Diégo, gratuitement. Au programme : du solfège, du piano, de la valiha mais aussi de la danse... Et l'on découvre des enfants motivés, passionnés, à qui il ne manque que les instruments pour s'éclater. »
o samedi 15 mars 2003 dans la matinée, M. Rodolphe ROHART, responsable du Pôle Développement Culturel au sein du Conseil général du Finistère rend une visite de plus de trois heures à l'École de musique. Un partenariat avec le Conseil général du Finistère est envisagé. Je reçois un E-Mail dont je me permets de livrer quelques extraits :
- « Nous avons pu mesurer le dynamisme de cette école, l'attention des élèves, des enseignants particulièrement motivés à faire passer leur savoir. »
- « Comme vous pouvez le voir, j'ai été touché par tout ça. »
- « Cette école unique dans le paysage diégolais intéresse également Mme Virginie Milson nouvelle directrice du Centre Provincial des Arts et de la Culture qui voit dans Zomaré une future école de dimension provinciale. »
o jeudi 20 mars 2003, article dans le Journal de l'Île de La Réunion « Parrainez lÉcole de musique et de danse de Diégo-Suarez »
« Parrainez lÉcole de musique et de danse de Diégo-Suarez
Depuis janvier 2000, grâce à la mise en place dun dispositif de parrainage, lAssociation du personnel du CNR (10 C avenue Bourbon à Saint-Gilles-les-Bains ; responsable, Jean-Michel Lacroix ; tél. 0262 33 17 07) permet à lEcole de musique et de danse Zomaré de Diégo-Suarez à Madagascar de vivre et de se développer.
Chaque marraine, chaque parrain, en versant seulement 31 euros par an pour un élève, au profit intégral de cette école, permet à plus dune centaine denfants de bénéficier gratuitement de cours de musique et de danse de qualité et soutient les enseignants de la province dAntsiranana. A lheure actuelle, elle peut compter sur une centaine de marraines et de parrains. Cependant, ce sont 150 parrains qu'il faudrait pour financer à 100% le fonctionnement de l'école.
Ils sont régulièrement informés de lévolution de lécole par courrier, e-mail (zomare@orange.fr) et grâce au site web : http : //www. chez. com/zomare/. Pour devenir marraine ou parrain de lÉMD de Diégo-Suarez, deux formules : la première, habituelle, verser 31 euros pour l'année ; la seconde consiste en un prélèvement automatique mensuel de 10 euros. »
o 22 mars 2003, ce matin, les élèves accompagnés de leurs parents et les professeurs ont pris un peu de leur temps de cours pour aller présenter leurs condoléances à trois de leurs camarades de l'École qui viennent de perdre leur maman, épouse de l'un de nos professeurs. Dans ces tristes circonstances, le ZOMARÉ, dans le respect du fomba malagasy, du fihavanana, exprime sa solidarité et sa compassion.
o mai 2003, séjour à Diégo-Suarez. J'assiste aux premières répétitions en vue de la fête de fin d'année prévue le 27 juin. Je suis très surpris par l'aisance avec laquelle les élèves les plus avancés se comportent. Le spectacle associe musique, chant et chorégraphie de manière homogène, et les enfants, tour à tour instrumentistes, chanteurs et danseurs, font preuves de beaucoup de créativité et d'invention. J'ai le sentiment, si je compare à ce qui ce passe ailleurs - à La Réunion par exemple - que les trois premières années d'apprentissage passées à l'école ont fructifié bien au-delà de ce que l'on avait escompter, surtout si l'on songe à la faiblesse des moyens matériels mis à la disposition des élèves.
L'octroi pour le ZOMARÉ d'une subvention proposée aux élus par l'équipe coopération décentralisée du Conseil général du Finistère, nous est confirmé. Elle va nous permettre l'acquisition de nombreux instruments pour les élèves. Ce partenariat qui s'instaure avec le Conseil général du Finistère, nous rempli de fierté. Tous, nous avons à cur d'être à la hauteur de cette confiance qui nous est apportée.
o 16 et 18 mai 2003, Deux Moments Musicaux et Chorégraphique donnés en Auditorium Jules Joron du Conservatoire de Saint-Pierre et en l'Église Notre-Dame-de-la-Paix à St-Gilles-les-Bains. Le programme : recto et verso
Recto
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Verso
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o 24 mai 2003, participation des enseignants de l'école au concert donné au Gymnase couvert de Diégo-Suarez, dans le cadre de la lutte contre la faim dans le sud de Madagascar.
o 30 mai au 2 juin 2003, mois de l'Enfance à Ambanja. Une vingtaine d'élèves accompagnés de Winda, Bahoaka et Faustin se sont déplacés à Ambanja (200 km au sud de Diégo-Suarez) pour participer aux manifestations du mois de l'enfance. Des prestations musicales et des émissions de radio et de télévision ont constitué l'essentiel d'un programme lourd mais riche d'enseignement. Il est à déplorer des conditions d'hébergement épouvantables et indignes surtout quand il s'agit d'enfants.
o 21 juin 2003, participation au carnaval de la fête de la musique. Des élèves juchés sur un char ont pris part aux festivités, en offrant des prestations musicales dans tous les quartiers de la ville. De 20h à 21h30, les élèves finissent cette belle journée invités à la mairie.
o 27 juin 2003, spectacle de fin d'année à l'Alliance Fran&ccedi |