
Janvier à juin 2009:
o 01 janvier 2009 : permettez-moi en ce jour de vous souhaiter une bonne et heureuse année. Que 2009 vous soit favorable, que vos desseins et que vos vux les plus chers soient exaucés. Au nom des professeurs de l'École de Musique et de Danse de Diego Suarez, des élèves et de leurs parents, Tratrin' ny taogno 2009 !

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Hier soir, à l'occasion du réveillon du Nouvel An, j'ai eu la bonne surprise et le plaisir d'entendre le groupe JTM (Jeunes Talents Malgaches). Ce groupe est constitué pour l'essentiel de grands élèves de ZOMARE. Passant en revue tout le répertoire malgache actuel et passé, sans oublier les tubes de la variété internationale, JTM a animé avec beaucoup de succès la soirée de 19 heures à 4 heures du matin sans discontinuer ! Déjà une très belle maîtrise pour de si jeunes gens.
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o 03 janvier 2009 : J'ai retrouvé à l'école en ce début d'année une équipe de professeurs soudée et enthousiaste comme jamais. L'entraide est de règle. Chacun apporte à l'autre les connaissances qui lui sont nécessaires. J'ai constaté qu'en plus des cours du samedi matin, un travail s'est instauré organisé autour de rencontres régulières. De plus, comme le temps disponible du samedi se révèle bien souvent trop court, beaucoup d'élèves continuent à travailler avec leurs professeurs durant la semaine. Cet état d'esprit et cette émulation ne peuvent que rassurer. Ils expliquent aussi la réussite de ZOMARE.
À la demande des enseignants, nous avions décidé d'organiser un atelier autour de la formation musicale. Ce moment d'échange a eu lieu ce samedi à l'EPP avenue Pasteur. Répondant à une forte attente, cet échange nous a permis de redéfinir les rapports particuliers qui existent entre la musique malgache et le solfège.
De tradition orale, la musique malgache traditionnelle ne s'écrit que rarement. Élaboré en occident il y a plus de mille ans, le solfège "vazaha" s'est forgé au fil des siècles pour les besoins de la musique occidentale. C'est un outil formidable qui peut rendre de grands services à condition de le maîtriser et de l'utiliser à bon escient. À moins d'adapter le solfège "vazaha" aux besoins de la musique malgache, bien des aspects de la musique de Madagascar n'apparaîtront jamais par exemple dans une partition. Mais cela est vrai aussi pour la musique occidentale ! La matière sonore spécifique produite par une voix ou un instrument, l'attaque d'un son, son grain, l'évolution de sa forme, les variations acoustiques entre les différentes voix, etc. n'apparaissent pas forcément ou même pas du tout dans une partition. L'outil solfégique ne peut donc être utilisé que dans les limites de ce pour quoi il a été conçu. À bien des égards, la partition (représentation graphique utilisant le langage solfégique) est une image extrêmement appauvrie de la musique qu'elle est censée représentée, mais il ne faut pas confondre partition et musique. Car le solfège reste un outil inégalé dont il serait dommage qu'une école se prive, et c'est d'ailleurs pour cela que l'École de Musique ZOMARE enseigne depuis sa création le solfège à ses élèves. Outil d'analyse, outils de décryptage, outil de compréhension, outil d'écriture et d'arrangement, outil de transmission de données, etc., le moins que l'on puisse dire est qu'il peut rendre bien des services. Ce solfège-là n'a pas encore trouvé de remplaçant plus efficace. On le complétera néanmoins avantageusement par les travaux de Pierre Schaeffer développés dans son monumental ouvrage "Traité des Objets Musicaux", son fameux TOM *.
Il existe peu de partitions de musique malgache. La tradition orale et les problèmes posés par la rythmique malgache rebutent le plus souvent les musiciens**. Il faut à la fois une bonne connaissance de l'écriture solfègique et de la musique malgache pour entreprendre le décryptage d'un morceau. La simple perception de la pulsation peut se révéler délicate pour un non-initié.
Nous avons pu, lors de cet atelier, avancer sur le chemin d'une compréhension de la grammaire solfègique. Il appartient aux enseignants eux-mêmes d'échanger leurs connaissances et de travailler avec les professeurs de FM de l'école. Cette perspective sera réalisée dans les mois qui viennent avec sans doute la participation active de notre amie Nakassi qui, par ailleurs s'est lancée avec succès dans l'apprentissage de la valiha.
De cet atelier sont ressorties quelques pistes de réflexion :
Proposer une traduction malgache originale du solfège
Ajouter au vocabulaire solfégique traditionnel un vocabulaire propre aux différents courants de la musique malgache
Entreprendre l'apprentissage des principaux logiciels de gravure musicale (Finale; Sibelius)
Aborder les notions d'Écriture (méthodologie, harmonie, polyphonie, rythme, mélodie, modalité et tonalité, structure et forme, genre et style, etc.)
Notions d'ethnomusicologie
* : Le "Guide des Objets Sonores" de Michel Chion en permettra un accès plus pratique.
Rindran-Kira Malagasy (Spécialité du Rythme de la Musique Malgache) de M. RAFARALAHY Joseph Antoine est à ma connaissance, un des seuls ouvrages qui traite de la spécificité du rythme malgache. En voici ci-dessous quelques extraits de l'introduction :
RINDRAN-KIRA MALAGASY
(Spécialité du Rythme de la Musique Malgache)
de RAFARALAHY Joseph Antoine
(Extraits)
Une lacune dans la musique écrite. Quelques citation. Les rythmes en général. Et deux genres de rythmes dans la Musique malgache. Exemple.
1. Une lacune dans la musique écrite ou imprimée.
M'étant consacré à létude de la musique malgache dans les chants populaires durant mes études, par un travail personnel, jai constaté une certaine lacune dans les recueils de chants ou chansons malgaches destinés aux écoles, aux offices religieux, ou aux théâtres
une lacune au point de vue des genres de chants dont la musique y est transcrite ; je veux parler dun certain genre de chants malgaches qui y sont absents, et pourtant, ce sont des chants dun usage très fréquent à Madagascar, dans différentes cérémonies ou festivités populaires : Vako-drazana ou chansons traditionnelles reçus des ancêtres, chants des Légendes, Rija, Isa, (Antsa), chants des Lanonana, Famadihana, Zafindraony, Hira gasy, chants de théâtre, etc.
2. Raison de cette lacune.
Daprès mes recherches, javais constaté quil y a deux genres de rythmes dans la musique malgache. Il y a dabord les rythmes communs aux chants malgaches et aux chants occidentaux, avec les temps et mesures en usage en Europe et dans dans tous les livres de musique. Pour ces genres de chants, il ny a pas de problème pour suivre leurs rythmes et transcrire leur musique. On en trouve dans les livres imprimés.
Mais en dehors de ces rythmes communs, il y a un autre genre de rythmes qui sont spéciaux et propres à la musique malgache. On ne les trouve guère dans les chants des autres pays ; je dirais même quon nen trouve pas du tout ailleurs
Et cest pour cette raison, je pense, que les musiciens européens et malgaches formés selon la méthode européenne, nont pas écrit la musique de ces genres de chants, bien que tout Malgache puisse les apprendre facilement par coeur, sans pouvoir écrire leurs rythmes avec précision.
Pour moi, au lieu de prendre comme point de départ le système de mesure employé en occident (2/4, 3/8, 6/8
) j'ai commencé par l'analyse des coups de tambour, des battements de mains et des sons du valiha, des mouvements des pieds et du corps, etc.
C'est de là que j'ai classé les rythmes en deux genres. Ce classement m'a permis de préciser une mesure spéciale correspondant à chacun de ces rythmes spéciaux propres aux chants malgaches. Voici déjà plus de quarante ans que j'y ai travaillé.
3. Temps et Rythmes : propres à beaucoup de chants malgaches.
C'est un fait que les mesures employées pour les chants des Occidentaux, ne peuvent pas correspondre aux Rythmes spéciaux trouvés dans plusieurs chants malgaches ce qui entraîne une certaine difficulté pour les Européens quand il s'agit d'assimiler, et même de saisir, d'une façon précise, ces genres de rythmes.
Les témoignages sur ce point ne manquent pas. Je citerai seulement ici une constatation de quelques Missionnaires Français, par ailleurs très compétents en musique.
Selon un rapport du Père Henri Dubois, dans son livre intitulé « Le répertoire Africain » (p.55 et suiv.), ce Père parle du chant africain ; or, il s'agit plutôt du chant malgache, puisquil n'a connu surtout que Madagascar. Voici ce quil dit :
« La différence entre musique européenne et musique africaine est énorme. C'est la mélodie opposée à l'harmonie ; c'est le rythme jaillissant des baguettes du tambour, tandis que le rythme européen à l'oreille pour principe. De là l'impossibilité pour un Européen de s'assimiler mélodie et rythme... ». Et un peu plus loin, le Père continue « mais veut-on, après audition, comme on le fait facilement pour un chant européen, qui plaît, apprendre et reproduire ce que l'on croit pourtant avoir parfaitement saisi, on se sent très embarrassé ».
Et le Père Chesnais, ancien Missionnaire français aussi à Madagascar, ajoute un peu plus loin, dans le même livre, (sur la musique malgache = africaine) :
« La musique est nette, mais la mélodie est procédant par quart de ton ou par fractions plus petite encore, à la manière du genre enharmonique des Grecs. L'harmonie est nette, réelle aussi, mais pas facile à saisir ».
Précisons pour les chants malgaches, quil s'agit ici, de ces rythmes spéciaux qui sont marqués par les coups de baguettes du tambour, spécialement du petit tambour ou Langoraonina et on peut aussi ajouter les battements des mains, les mouvements des pieds tapant sur le sol pour marquer le rythme.
Mais est ce quil y a vraiment impossibilité pour les Européens à saisir et à assimiler ces rythmes? Je crois que non, mais à condition quon trouve un système de mesure qui puisse les exprimer en précisant l'ordre des groupes de mouvements exécutés par les chanteurs ou les batteurs de tambour. Quant aux Malgaches, il leur suffit d'entendre l'air des chants malgaches, pour en saisir et en assimiler les rythmes, et cela sans besoin d'une étude spéciale. Même les Malgaches illettrés arrivent à assimiler facilement le rythme de n'importe quel chant malgache. Les Malgaches arrivent à faire cela par habitude, et peut-être aussi parce quils ont ce rythme dans le sang.
Mais quand il s'agit de fixer par écrit la musique de ces chants à rythmes spéciaux, et de déterminer la mesure correspondante à chaque rythme, les Malgaches ne sont pas plus avancés que les Européens, puisque dans les écoles à Madagascar, comme en Europe, ils n'ont étudié la musique écrite que selon le système occidental dans lequel ces rythmes spéciaux des chants malgaches n'existent pas. [
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Etude faite par Joseph Antoine RAFARALAHY
Diniky ny Zanakantitra
Fanontam-pirintin' ny FTM
Fametrahana faha : 07-84
Isan' ny nanonta : 3000
Rédactions et révisions :
© 1965, 1977, 1982
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o 05 janvier 2009 : Bonne année de ZOMARE. L'ensemble des professeurs et membres de ZOMARE ainsi que les représentants des parents d'élèves de l'école ont fêté aujourd'hui comme il se doit la nouvelle année 2009. Cette année, un invité de marque en la personne de Monsieur Gilbert Annette, Maire de St-Denis de la Réunion, nous fait l'honneur de sa présence. De nombreux invités, amis de ZOMARE malgaches, français et réunionnais, participent à cette joyeuse soirée emprunte de la gravité due au contexte très inquiétant de ce début d'année. Tous seront marqués par la gentillesse et la simplicité de M. Annette, zanatany de Diego Suarez, lui-même ému, me semble t-il, par l'ambiance particulière faite de joie, de chaleur humaine, de retrouvailles et de mélancolie. Mes remerciements à Mme Nakassi, MM. Saguy Jeannot, Tintely, Rasolofo René, et Marius, pour leur présence. Un grand merci aussi à nos quatre grands élèves, Oreguy, Regino, Maharavo et Achemie, qui ont participé à l'animation de la soirée avec les professeurs et tous les invités.

Le 5 janvier 2009, M. Gilbert Annette, Maire de St-Denis de la Réunion,
M. Bahoaka Victor, notre doyen (à droite) et moi-même © ZOMARE 2008
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| Kabaro de M. Bahoaka |
MM Christian, Ely, Macho, Bahoaka et Gilbert |
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| Kabaro de M. Tintely |
M. Tintely interprétant un tango argentin |
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| MM. Faustin, Saguy et René interprêtant des chansons françaises |
MM. Faustin à la guitare, Saguy et René au chant |
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| Mme Nakassi et M. Bahoaka |
Vichy et Mme Nakassi en plein travail |
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| Mme Nakassi interprétant de la musique espagnole |
Faustin dans ses oeuvres |
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| Maharavo, élève au ZOMARE, chant et guitare |
M. Bahaoka jouant de vieux ségas lontan |
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Quelques photos pourr illustrer la soirée du 5 janvier © zomare 2009
o 08 janvier 2009 : enregistrement aujourd'hui au siège social de ZOMARE du groupe Lamalama. Lorsque l'occasion m'est offerte d'écouter mes amis Gilbert, Macho et Barth, c'est un un moment de pur bonheur. Le groupe Lamalama (ex GMB) ainsi dénommé, se compose désormais, avec Samson et Oreguy aux percussions et au chant de cinq musiciens. Invitée, Mme Nakassi interprête quelques oeuvres traditionnelles telle "O Malilo !". Un enregistrement de cette rencontre est réalisé.
o 10 janvier 2009 : c'est la reprise des cours de ZOMARE ce samedi. Je retrouve le bel enthousiasme habituel des profs et des élèves. Le plaisir d'apprendre, d'être ensemble est plus fort que tout mais la fatigue ou plutôt une certaine somnolence se lit sur beaucoup de visages d'enfants. Il apparaît clairement que ces enfants ne mangent pas à leur faim. Cette constatation n'est pas une surprise mais la situation s'aggrave à Diego Suarez et je n'ose imaginer les drames qui se jouent dans bien des familles.
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| Classe de Sax |
Classe de Valiha |
Classe de Claviers |
Classe de Guitare |
Classe de Trompette |
Classe de FM |
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| Classe de FM |
Classe de FM |
Classe de FM |
Classe de Percu |
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| Classe de Percussions |
Classe de Percussions |
Classe de Percussions |
Reprise des cours
au ZOMARE
© zomare 2009 |
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Le samedi 10 janvier 2009
EPP avenue Pasteur
© zomare 2009 |
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Classe de Percussions |
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Quelques photos pourr illustrer les cours du 10 janvier © zomare 2009
o 12, 13 et 14 janvier 2009 : à Nosy Be, nous rencontrons avec Mme la présidente de ZOMARE, M. Jejo, un accordéoniste ayant participé au festival "Korodôgno Miaigny" de 2008 et M. Sedisou Norbert, responsable culturel de Nosy Be et coordinateur pour les accordéonistes de Nosy Be "Romazava Tsivakiny". Cette année encore, trois groupes de l'Ile aux Fleurs, six musiciens au total se rendront à Diego pour participer à notre semaine de l'accordéon au début du mois d'avril. Peu à peu Korodôgno Miaigny se met en place : invitation des participants, transport, hébergemnt, restauration, jury, préparation du budget, élaboration du programme, communication, etc. A suivre donc dans les semaines qui viennent, la préparation de notre festival d'accordéon qui, d'année en année, développe son action et sa portée.
Dépliant Korodôgno Miaigny 2009
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Depuis trois ans à Diego Suarez (Antsiranana, Madagascar) lassociation ZOMARE organise avec le Groupe Patabe :
Korodôgno Miaigny, lAccordéon Vivant
Korodôgno Miaigny, cest une Semaine de concerts, de stages, dateliers et de rencontres entre accordéonistes et musiciens malgaches, réunionnais et européens. Un concours daccordéon ouvert aux musiciens du Nord de Madagascar couronne cette semaine riche en événements quun grand concert final vient clore.
Le Groupe Patabe est constitué daccordéonistes et de luthiers français, réunionnais, italiens et espagnols réunis autour de M. Philippe Imbert.
Depuis 2000 à Diego Suarez, lassociation ZOMARE et son École de Musique et de Danse accueille 250 élèves qui reçoivent gratuitement un enseignement musical spécialisé : pratique instrumentale, formation musicale et danse. Les instruments sont prêtés toute lannée aux élèves et le petit matériel fourni gracieusement. De plus, depuis 2007, une cantine gratuite permet à chaque élève de manger à sa faim. Une centaine de parrains ainsi que quelques entreprises permettent à ce projet dexister et de se développer.
Un projet de construction de locaux pour lécole est en cours. Élaboré sur une surface de 1200 m2, il réclame des moyens importants que ZOMARE sefforce de trouver grâce aux mécénat dentreprise notamment.
En 2009, pour la nouvelle édition de Korodôgno Miaigny, ZOMARE et le groupe Patabe ont décidé de confirmer les succès des années précédentes en ouvrant Korodôgno Miaignyaux musiciens de tout Madagascar et en développant les différentes facettes de cette Semaine.
Après Antsiranana et Nosy Be, la constitution dateliers permanents de lutherie-accordéon sera poursuivie. Grâce à lacquisition dun savoir-faire européen combiné au savoir-faire malgache, grâce à lapport de matériaux de réparation et doutils spécialisés, et grâce aux échanges didées, lobjectif est de permettre la remise en état des vieux accordéons qui constituent lessentiel des accordéons malgaches actuels, dentretenir le matériel existant et de fabriquer des accordéons de conception malgache.
Faire entendre à un large public et aux élèves de notre école, à loccasion de concerts gratuits, des artistes français, italiens, espagnols, réunionnais et malgaches des différentes provinces de la Grande Île, est une bonne occasion de favoriser la transmission dun patrimoine et de faire la promotion dun instrument dont le rôle dans le rituel malgache le fait considérer comme un instrument traditionnel à part entière à Madagascar.
Limportance que revêt un tel événement pour les élèves, notamment ceux de la classe daccordéon est, il va sans dire, considérable. La plupart des jeunes accordéonistes de lécole profite là dune occasion inespérée pour rencontrer leurs aînés et senrichir à leur contact dune expérience unique.
Korodôgno Miaigny nexiste que grâce à un financement privé et associatif. Le concours dentreprises lui est nécessaire. Venez nous rejoindre et participer à ce beau projet généreux et constructif. Vous ferez uvre utile pour que laccordéon à Madagascar reste vivant !

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o 15 janvier 2009 : ce soir encore, un nouvel enregistrement de Lamalama est réalisé. Un rappel de l'effectif :
| Gilbert |
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Valiha marovany, chant |
| Macho |
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Faray, voix principale |
| Barth |
..................
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Guitare, voix principale |
| Samson |
..................
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Faray, chant |
| Oreguy |
..................
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Amponga, chant |
Au fil des mois, s'ajoutant aux anciens morceaux toujours en chantier, de nouvelles compositions font leur apparition. Pour la plupart sur des textes de Macho, les musiques de Gilbert résonnent merveilleursement avec la complicité de Barth. Nos cinq musiciens, tous compositeurs autant qu'interprêtes, participent à la crétion d'une Oeuvre très riche. Sollicité régulièrement durant la semaine (Vahinée, Casa Nostra, etc), le groupe enrichit aussi son répertoire grâce à ses nouvelles recrues. Oreguy, élève au ZOMARE (classe de M. Faustin) devient au fil des mois une pièce majeure du groupe en lui apportant une technicité acquise à l'école, et Samson, orginaire d'Antsohy, apporte à l'ensemble sa sensibilité tsimihety, son calme et sa rigueur. En écoutant Lamalama, me vient à chaque fois cette réflexion : lorsque dans le respect très strict de la Tradition, la musique apparaît d'une telle modernité, est-ce un mystère, un hasard, ou une vérité ?
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Quelques photos de la séance du 15 janvier © zomare 2009
o 17 janvier 2009 : je rends visite aujourd'hui aux professeurs du ZOMARE. M. Faustin dans sa classe de percussions, M. Germain avec trois élèves saxophonistes, M. Mena (accordéon), M. Gilbert (valiha), M. Talata (trompette), M. Jaona et ses élèves claviéristes, M. Bahoaka et M. Marcellin (FM), M. Vichy (guitare) et sa nombreuse classe, M. Ely travaillant avec ses élèves sur une chorégraphie et M. Macho allant de classe en classe pour faire la coordination. Mme Winda, arrive bientôt à l'école. La présidente aide aux préparatifs de la cantine et supervise le fonctionnement de l'école. Je retrouve Luckson, notre élève harpiste longtemps malade et qui revient à l'école aujourd'hui. J'aurai l'occasion de l'écouter, toujours surprenant, seul, en duo avec Gilbert et avec la classe de Vichy. Je rencontre M. Donald, un irlandais travaillant au Mozambique fort étonné de découvrir l'École de Musique et de Danse ZOMARE. Nous nous promettons de rester en contact. Au ZOMARE, l'enthousiasme est bien là. Celui que j'avais constaté la semaine dernière. Mais toujours cette somnolence, ces élèves fatigués qui pourtant jamais ne se plaignent. Tout à l'heure, heureusement, après la cantine ils auront repris quelques forces. Une élève arrivée le matin de Mahatsara est trouvée inanimée par la présidente qui la raccompagne chez elle en taxi. Il faudra venir en aide à la famille de cette élève qui vit dans un grand dénuement. Combien de familles comme celle-ci au ZOMARE ?
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| Salomon et Aurélien |
Nos trois cuisinières |
La récréation |
Tsara ! |
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| La participation |
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La plonge |
En attendant le repas |
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La joie |
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Quelques photos pourr illustrer la cantine du 17 janvier © zomare 2009
o 18 janvier 2009 : prestation du groupe Lamalama en public à la "Vahinée" durant toute la soirée.
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Sauf exception, le discours habituel des français résidents à Diego Suarez est toujours le même. Il ne varie pas et en dit long sur l'idéologie véhiculée par ces français que Madagascar accueille et qui la méprisent.
Paroles entendues en janvier 2009 :
1. Madagascar, c'est le chaos, cela a toujours été le chaos, et ce sera toujours le chaos.
2. Moi vazaha, je vis très bien ici, merci. J'ai tout ce que je veux, la nourriture, les filles et le pouvoir.
3. En conclusion, tout va très bien pour moi et je ne veux surtout pas que ça change.
Fermer le ban.
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o 20 janvier 2009 : Un second atelier FM avec les professeurs a lieu. Le travail s'appuie sur deux pièces. "Malilo", une pièce traditionnelle originaire de Nosy Be, et "Hasin' ny mozika", une composition de M. Marcellin en l'honneur de ZOMARE. Les échanges seront fructueux et permettent d'avancer dans le domaine de la transcription de la musique malgache.
Malilo (Boagna Malilo)
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1.
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Malilo
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Pardon |
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2.
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Malilo izay zegny
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Pardonnez-nous |
| 3. |
Akory ataon' ny malilo ? |
Comment fait-on pour pardonner ? |
| 3'. |
Mitoliky magniñana, ia |
On regarde vers l'Est, oui |
Hasin' ny mozika
| 1. |
O ! Salangitry e !
Mihainoa 'nareo avaratra
Sy anareo avy any atsimo
Mandrenesa any atsinanana
Ary koa any andrefana |
Faites silence !
Écoutez, peuples du Nord
Et vous aussi, peuples du Sud
Vous devez écouter, peuples de l'Est
Ainsi que vous, peuples de l'Ouest |
2. |
O ! Salangitry e !
Ry ankizy sy tanora !
Ianaro sy alalino
N'fitendrena lamozika
Mba ho meva s'tena kanto |
Faites silence !
Les enfants et les jeunes
Apprenez et conserver
La manière d'interpréter la musique
Et la beauté de la culture |
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Fiverenana
Omeo hasina ny lamozika
ZOMARE miteza sy mampita
Fahalalana sy fototra iaingana
Ny amin'ny fianarana izany |
Refrain
Il faut respecter la musique
ZOMARE éduque et porte
Sagesse et fondements de la culture
Ainsi que l'éducation
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3. |
O ! Salangitry e !
Ry ray aman-dreny hajaina !
Mba tohano sy arovy
Ny talentan-janantsika
Mba hivoatra lalandava ! |
Faites silence !
Chers Parents !
Préservez et faites fructifier
Le talent de vos enfants
Afin de perpétuer la tradition |
o 21 janvier 2009 : enregistrement de la prestation du groupe Lamalama en public à la "Vahinée".
o 22 janvier 2009 : enregistrement du groupe JTM (Jeunes Talents Malgaches) au "Village de Diego", leur lieu de répétition habituel.
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| Le quatuor vocal de JTM |
Regino, Oreguy, Achemie, Maharavo
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Le groupe JTM (Jeunes Talents Malgaches) © zomare 2009
o 22 janvier 2009 : Assemblée générale ordinaire de ZOMARE, jeudi 22 Janvier 2009 à 19 heures au siège social, 111 Grand Pavois D/S Madagascar.
| Président : |
Ndrianasy Winda |
| Co-président : |
Jean-Michel Lacroix |
| Trésorier : |
Bahoaka Victor |
| Secrétaire : |
Djaonarana Marcellin |
| Conseillers : |
Rakotoarivony Christian, Alberto Ely, Faustin, Manevalahy Germain, Talata Jules, Abdourahaman Saïd, Manana Gilbert, Iavilisy Mena, Rakotoson Marcellin |
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| Mena |
Faustin |
Bahaoka |
Marcellin |
Christian |
Macho |
Vichy |
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Quelques photos de l'assemblée généralee du 22 janvier © zomare 2009
o 24 janvier 2009 : dernier cours du mois de janvier. Je procède à plusieurs enregistrements d'élèves. La matinée se poursuit par la cantine et s'achève sur une réunion des professeurs. C'est l'occasion pour tous de faire un ultime point sur la situation de ZOMARE, et de se dire Veloma !
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Quelques photos pourr illustrer les cours du 24 janvier © zomare 2009
o 26 janvier 2009 : suite aux événements dramatiques se déroulant à Antananarivo, l'inquiétude est à son comble à Diego. Les prix explosent littéralement (le litre d'huile est à 45000 Fmg, presque 4 Euro, et le kg de riz à 17000 Fmg, 1,5 Euro !). La pauvreté qui est le lot de la quasi totalité des malgaches s'aggravent encore de jour en jour. Une nouvelle page de l'histoire de Madagascar semble pourtant s'ouvrir aujourd'hui. Le grand peuple malgache a rendez-vous une nouvelle fois avec son histoire. Une histoire douloureuse certes mais l'histoire d'un grand pays.
o février et mars 2009 : certain événements d'une extrême gravité ont lieu actuellement dans la capitale malgache. Il ne m'appartient pas de les commenter même sil y a tout lieu de croire qu'ils affecteront durablement l'histoire future de Madagascar. Les répercussions sur le fonctionnement de ZOMARE ne se font pas trop sentir. Comme à chaque fois, bien que la douleur soit profonde et terrible, il importe de ne rien laisser transparaître de ses sentiments et de se conformer en cela à la coutume malagasy.
o 04 avril 2009 : On a paradoxalement quelques peines à s'exprimer lorsque des événements qui vous touchent particulièrement remplissent les colonnes des journaux. Il faut du temps pour prendre le recul nécessaire, et cela explique sans doute l'arrivée tardive de ces informations concernant notre École. Malgré les graves événements qui ont cours actuellement à Madagascar, même si Diego Suarez reste calme, malgré l'inquiétude de tous concernant la survie quotidienne, notre École de Musique et de Danse fonctionne bien et ne semble pas fondamentalement bouleversée. Aussi bien les cours que les diverses actions qui se rattachent au fonctionnement de l'école, notamment la cantine, rien ne semble entamer le bel enthousiasme habituel des élèves et des enseignants. Début février seulement, deux semaines durant, les cours furent interrompus prématurément afin de permettre aux enfants de manger à la cantine et de rentrer plus tôt chez eux.
Bientôt, dans un an, notre École fêtera son dixième anniversaire ! Dix ans déjà, on peut s'en étonner (certains s'en offusqueraient presque). Nous vous donnons rendez-vous en juillet 2010 si vous passez par Diego Suarez, vous tous parrains de notre école sans qui rien n'auraient pu voir le jour, pour faire la fête avec tout le ZOMARE réuni. Au-delà de cette date importante que nous marquerons comme il se doit modestement mais sûrement, c'est pourtant le bilan qui importe. Chacun aura à le faire de son point de vue. C'est ce bilan qui conditionnera les dix prochaines années. Dès cette année, c'est l'association ZOMARE créée en septembre 1999 qui fêtera son anniversaire. Il faut rendre hommage à M. Bahoaka, notre doyen et président fondateur, pilier central de la maison ZOMARE.
S'achève aujourd'hui Korodôgno Miaigny, notre semaine consacrée à l'Accordéon Vivant. Malgré quelques changements de dernière minute, tout semble s'être parfaitement déroulé mais je ne dispose pas encore du détail des réalisations de cette semaine. Le concours s'est déroulé avec succès hier soir. Je vous en donnerai bientôt les résultats. Le groupe Patabe, comme à l'accoutumée, est arrivée à Diego les mains et le coeur plein de cadeaux. Une surprise de taille pour notre élève Salomon qui quitte Diego pour Tana cette année : un accordéon diatonique. Chaque année désormais, un élève sera récompensé de la même façon. Cela permettra à terme à tous les élèves accordéonistes de devenir propriétaire de leur instrument.
Je disais plus haut que sans les marraines et parrains d'hier et d'aujourd'hui, rien n'auraient pu voir le jour. Rien n'aurait pu se développer et durer dix ans. La pérennité de la structure, inscrite dans le projet initial de 1998, est plus que jamais dans nos pensées. Malgré la dureté des temps et l'inquiétude, ce sont plutôt de bonnes nouvelles qui nous parviennent de ZOMARE. Une dernière bonne nouvelle : nous avons tout lieu de penser que l'entreprise Armor Cuisine renouvellera son aide cette année pour offrir un repas à tous nos élèves chaque semaine ! Il devrait en être de même pour l'entreprise Acime-Frame qui depuis déjà lontemps nous aide. Qu'elles en soient toutes les deux remerciées !
o 04 avril 2009 : envoie d'un courriel à tous les parrains et sympathisants.
o 12 avril 2009 : demain lundi 13 avril à 20h45 sur Canal+, sera diffusé le film "Les Petits explorateurs" de Guy Beauché. On se souvient que le tournage de la partie malgache s'était déroulé en novembre dernier dans le cadre et avec l'aide du ZOMARE à Diego Suarez et dans la région. On se souvient également de la magnifique rencontre entre la petite Jeanne et la petite Artielle. À regarder donc, dans toute sa durée (1h50), les cinq enfants, les cinq rencontres, les cinq pays.
Juillet à décembre 2009:
Jean-Michel LACROIX
Initiateur du projet et coprésident du ZOMARÉ.
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